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Un député LREM fait un salut nazi pour dénoncer le geste d'un "facho" à l'Assemblée nationale

Rémy Rebeyrotte en mai 2017 à Paris.

Rémy Rebeyrotte en mai 2017 à Paris. - CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Lors d'un vote le 12 juillet sur le projet de loi sanitaire, où la majorité a été battue, "un grand gaillard du RN s'est levé en faisant le salut nazi" à l'arrière des travées, assure le député de Saône-et-Loire. Rémy Rebeyrotte a alors mimé le geste en lui disant qu'"il ne faut pas faire ça".

Le député LREM Rémy Rebeyrotte a fait un salut nazi dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale pour montrer à un élu RN qu'il ne devait pas lui-même le faire, a-t-il affirmé à l'AFP, pendant que Marine Le Pen a demandé mardi de sanctionner M. Rebeyrotte.

Lors d'un vote le 12 juillet sur le projet de loi sanitaire, où la majorité a été battue, "un grand gaillard du RN s'est levé en faisant le salut nazi" à l'arrière des travées, assure le député de Saône-et-Loire. M. Rebeyrotte a alors mimé le geste en lui disant qu'"il ne faut pas faire ça".

L'élu de la majorité a été vu notamment par Marc Le Fur (LR), qui l'a interpellé au micro: "Ne recommencez plus (...) c'était pas beau M. Rebeyrotte".

Des prises de bec régulières avec les députés RN

Le lendemain, le député LREM a publié un petit billet sur Facebook où il relate avoir ensuite subi "la pression physique de trois fachos, dont l'auteur des faits", à la buvette des parlementaires. Il indique qu'il saisira le bureau de l'Assemblée nationale, sa plus haute instance collégiale.

Mais mardi en conférence des présidents de l'Assemblée nationale, la patronne des députés RN Marine Le Pen a dénoncé le salut nazi de M. Rebeyrotte et demandé des sanctions, a-t-on appris auprès d'un participant.

"J'assume", affirme l'élu de la majorité. Il s'adresse régulièrement aux élus RN hors micro, en leur lançant: "Je vous trouve un peu socialiste national" ou "on dirait Nuremberg aux heures de pointe".

Les députés d'extrême droite n'ont jamais été aussi nombreux, avec un groupe de 89 membres. Ils sont en pleine quête de respectabilité et entendent poursuivre la "dédiabolisation" du RN.

G.D. avec AFP