RMC

Un mois après sa nomination, Edouard Philippe "entre dans le dur"

-

- - -

Le Premier ministre Edouard Philippe est l'invité de RMC et BFMTV ce mardi à 8h35. Il répondra ensuite aux auditeurs de RMC à partir de 9h05. Un peu plus d'un mois après sa prise de fonction, le locataire de Matignon entre dorénavant dans le dur et va devoir s'atteler à asseoir son autorité sur ses ministres et les députés de La République en marche.

Il découvre "l'enfer de Matignon". Quasiment inconnu du grand public avant sa nomination en mai, le Premier ministre Édouard Philippe, entre désormais dans le vif du sujet, maintenant que les législatives sont passées. Ou plutôt dans le dur. Édouard Philippe, invité ce mardi de Jean-Jacques Bourdin de 8h35 à 9h25 sur RMC est le chef de la majorité et dans l'esprit d'Emmanuel Macron, le président, ce ne sont pas justes quelques mots.

Asseoir son autorité

La liste des tâches du Premier ministre dans les semaines qui viennent est très longue et le chemin pavé d'embûches. C'est à lui désormais d'incarner, d'expliquer les réformes voulues par le président. Edouard Philippe va devoir d'abord s'assurer que les ministres avancent sur leurs dossiers tout en asseyant son autorité auprès de l'Assemblée nationale. Objectif: créer du lien avec les nouveaux élus de La République en marche, imposer des règles strictes en matière de discipline parlementaire. "C'est la marotte du Premier ministre", confie un proche à RMC. Edouard Philippe devra aussi travailler avec les députés de l'opposition que l'on dit "Macro-compatible", afin de déminer, d'anticiper les blocages, quitte à concéder des amendements.

Ferrand et Castaner à son secours

L'un des temps forts sera le discours de politique générale du 4 juillet dans lequel le Premier ministre fixera la feuille de route de la majorité. Pour cela, Edouard Philippe va s'appuyer sur deux proches du chef de l'Etat: Richard Ferrand qui dirigera le groupe parlementaire et Christophe Castaner, le porte-parole et Secrétaire d'Etat en charge des Relation avec le parlement. Ce n'est pas une mise sous tutelle, explique un cadre de La République en marche. Au contraire, selon un proche du Président de la République, Emmanuel Macron trouve que Edouard Philippe "fait le job".

Stéphanie Collié avec P. G.