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Présidentielle: "La campagne manque de souffle" selon Rachida Dati

Invitée d’"Apolline Matin" ce lundi sur RMC et RMC Story, Rachida Dati regrette le "manque de souffle" dans la campagne présidentielle. La maire LR du 7e arrondissement de Paris estime aussi que la droite a "un peu abandonné" les classes populaires.

Elle n’est pas encore convaincue. Ancienne ministre de la Justice, maire du 7e arrondissement de Paris, la membre des Républicains Rachida Dati trouve que la campagne présidentielle "manque de souffle". "Le souffle, c’est aussi donner de l’espoir, explique-t-elle ce lundi dans ‘Apolline Matin’ sur RMC et RMC Story. Il manque du souffle à cette campagne. Dire pourquoi on fait cette campagne, pourquoi on veut devenir président de la République. Moi, je me suis engagée en politique pour redonner de l’espoir à ceux qui n’en ont pas ou moins, dire qu’on va corriger ces inégalités."

"On a l’impression que soit on commente des mesures, soit on présente un catalogue de mesures. Moi, je trouve que l’élection présidentielle, c’est une élection assez sacrée. C’est une vision pour les décennies à venir. Il faut entrainer les Français avec vous. Et quelles que soient leurs conditions sociales. Je pense que la droite a un peu abandonné les classes populaires", estime Rachida Dati, alors que Valérie Péresse a été désignée candidate des Républicains.

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Rachida Dati comprend le silence de Nicolas Sarkozy

Selon la maire du 7e arrondissement de Paris, depuis le début de cette campagne, "on est focalisé sur l’immigration, la sécurité". "Mais vos auditeurs, les gens, de quoi vous parlent-ils ? Du pouvoir d’achat, de leur stress, de l’accès aux soins, des difficultés pour vivre, de leur angoisse pour l’avenir de leurs enfants… Il est là, le cœur de la France", assure Rachida Dati. Elle comprend d’ailleurs la réserve de Nicolas Sarkozy, qui n’a pas encore annoncé publiquement son soutien.

"Je le connais bien, explique l’ancienne Garde des Sceaux. Il vous dira qui il soutient. J’ai des échanges avec lui. Il a été président de la République, c’est une référence pour notre famille. On le consulte, Valérie Pécresse le consulte. Il ne va pas se mêler aujourd’hui d’un débat électoral où tous les candidats ne sont pas encore autour de la table, où tous les débats ne sont pas encore totalement ouverts. La campagne n’est pas encore totalement lancée. Ça va se cristalliser début février, je pense. Là, il faudra être dans les derniers mètres du marathon."

LP