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Rave party en Bretagne: plusieurs personnes interpellées, des perquisitions menées pour retrouver les organisateurs

En parallèle, plusieurs comités de soutien ont appelé à un rassemblement samedi à Rennes pour "défendre le droit à la fête".

Qui étaient les organisateurs de cette fête géante en plein Covid? Plusieurs personnes ont été interpellées dans le cadre de l'enquête sur la fête sauvage organisée pour le Nouvel An à Lieuron, au sud de Rennes.

"Une opération de police judiciaire a été conduite hier (mercredi) sous l'autorité des deux juges d'instruction afin de rechercher les autres organisateurs de la Free Party. Plusieurs personnes ont été interpellées", a indiqué le procureur de la République de Rennes Philippe Astruc. Parallèlement, plusieurs perquisitions ont été menées, a-t-on ajouté de même source.

Sans antécédent judiciaire, un jeune homme de 22 ans, présenté par la justice comme l'un des organisateurs de cette fête sauvage qui a réuni 2.400 personnes du soir du 31 décembre au samedi 2 janvier au matin, a été mis en examen lundi, notamment pour organisation illicite de cette manifestation et mise en danger de la vie d'autrui. Il a été placé en détention lundi dans le cadre de cette affaire.

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Comités de soutien

Plusieurs comités de soutien ont appelé mercredi à un rassemblement samedi à Rennes pour demander la "libération immédiate" de cet homme et "défendre le droit à la fête". "Après une année particulièrement difficile pour toutes et tous, des milliers de personnes ont exprimé un besoin de vie, le temps d'un réveillon", ont-il expliqué.

Évoquant dans un communiqué le prévenu incarcéré ainsi que les nouvelles interpellations, le "comité de soutien à la Maskarade de Rennes et des environ" affirme qu'ils "sont présentés comme des criminels irresponsables". "Bien pratique pour masquer l'incurie du gouvernement dans la gestion de cette crise (sanitaire) et mater toutes velléités de vie sociale et culturelle alternative", assure le comité. 

"Il est inconcevable d'aller en prison ou en garde à vue pour avoir fait danser des femmes et des hommes!", selon le comité, en exigeant "la libération immédiate des inculpés et l'arrêt des poursuites démesurées contre les organisateurs et organisatrices".
La rédaction de RMC (avec AFP)