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Référendum grec: "Il y a une forme de fierté"

Des centaines de manifestants se sont rassemblés ce dimanche à Paris

Des centaines de manifestants se sont rassemblés ce dimanche à Paris - AFP

REPORTAGE - Plusieurs centaines de militants de gauche se sont rassemblés dimanche soir place de la République à Paris pour fêter la victoire du "non" au référendum en Grèce et apporter leur soutien au peuple grec.

"Grèce, résistance !" C'est sous ce slogan très engagé que plusieurs centaines de militants de gauche se sont rassemblés ce dimanche soir, place de la République, à Paris. Les manifestants, qui répondaient à un appel lancé sur Twitter par le cofondateur du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon, brandissaient des drapeaux grecs et des bannières du parti et du Front de gauche, du PCF et du NPA. Ils ont appelé à la solidarité avec le peuple grec et fustigé la chancelière allemande Angela Merkel et le FMI.

Au milieu de la foule, Voltuan. Drapeau grec sur la tête, il estime que le "non" grec est historique et affirme que la démocratie a eu raison des grandes puissances économiques: "Cela donne de l'espoir. On se dit qu'il existe des hommes politiques honnêtes, qui écoutent leur peuple. On est là pour ça, on est content pour ça ! C'est historique". "Il y a une forme de fierté", se réjouit pour sa part Démosthène, grec de passage dans la capitale française.

"Le bras de fer des négociations va continuer"

Et d'ajouter: "Oui à l'Europe ! Oui à l'euro ! Mais avec un autre visage de l'Europe où on a du progrès et non de l'austérité. A travers la démocratie, il faut toujours tendre vers le progrès, c'est juste ça. Je pense que le bras de fer des négociations va continuer mais ce qui est certain c'est que le gouvernement grec veut rester dans la zone euro et le progrès dans l'Europe". Pour Mitra, le résultat du référendum ne doit en aucun cas être analysé comme une volonté des Grecs de sortir de l'euro.

"C'est un non à l'austérité mais un oui à l'Europe, assure-t-elle. Ils vont rester en Europe. Ils vont gagner leur bataille". Gagner la bataille contre l'Europe pour pouvoir y rester, c'est aussi ce que pense Fanélie Carrey-Conte, députée socialiste du XXème arrondissement de Paris. "C'est le seul vote qui permettra d'avoir un levier supplémentaire pour que le gouvernement d'Alexis Tsipras puisse repartir avec un autre rapport de force, analyse-t-elle. Ce qui s'est passé en Grèce n'est pas une menace pour le projet européen. C'est une chance pour l'idéal européen. C'est vraiment important de l'avoir en tête".

Maxime Ricard avec Romain Poisot