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Réveillon du Nouvel An 2016: "Il s'agit de prévoir et d'anticiper les conditions de son retour"

Boire ou conduire, il faut choisir

Boire ou conduire, il faut choisir - Monica Schipper / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

TEMOIGNAGES - Lors du réveillon, 48,3% des Français seront confrontés, pour eux-mêmes ou leurs invités, à un retour en voiture après avoir bu, mais la moitié d'entre eux n'a rien organisé de particulier pour s'assurer un retour en toute sécurité, selon une étude publiée mardi.

Selon l'étude annuelle des associations Prévention routière et Assureurs Prévention publiée mardi, neuf Français sur dix vont consommer de l'alcool le soir du réveillon de la Saint-Sylvestre. Et la moitié d'entre eux n'a rien organisé de particulier pour s'assurer de rentrer chez lui en toute sécurité, alors même que cette soirée est l'une des plus dangereuses de l'année.

Une à deux heures pour éliminer chaque verre

Toujours selon cette enquête, parmi les solutions proposées pour rentrer à la maison en toute sécurité, les Français privilégient d'attendre avant de reprendre la route (74,8%). Mais, paradoxalement, ils sont à peine un sur deux (49,1%) à savoir combien de temps met l'organisme pour éliminer l'alcool. Pour preuve RMC est allée faire un test grandeur nature dans les rues de Paris. A Fabien, par exemple, il a été demandé de savoir à quelle heure il lui était possible de reprendre le véhicule après avoir bu huit verres d'alcool à 02h00. "Vers, 05h00-06h00", répond-il.

Réponse fausse puisqu'il ne pourra pas conduire avant 08h00. En effet, le corps met une à deux heures pour éliminer chaque verre d'alcool. "En conséquence, souvent les personnes qui font la fête pensent être en état de conduire, or ce n'est pas le cas", certifie Anne Lavaud, déléguée générale de l’association prévention routière. Et d'ajouter: "Sachant que le temps d'élimination se calcule à partir de la dernière ingestion de dose d'alcool, si vous partez à 03h00 après avoir bu six verres, il faudra partir à 15h00 pour ne plus avoir du tout d'alcool dans le sang".

"Un appel à la responsabilité"

C'est cette méconnaissance qui pousse l'association Assureurs Prévention à mettre en avant d'autres possibilités. "Je pense que la bonne solution c'est: celui qui conduit, c'est celui qui ne boit pas, souligne son porte-parole, Stéphane Daeschner. Ou alors on se fait raccompagner ou, encore plus sympathique, on dort sur place".

Un message largement relayé sur les réseaux sociaux par une campagne de sensibilisation très virale. "C'est un appel à la responsabilité, à la vigilance car on connait les risques, poursuit Stéphane Daeschner. Ainsi, 50% des accidents mortels les soirs de réveillon sont liés à l'alcool. On le sait donc maintenant il s'agit de prévoir et d'anticiper les conditions de son retour. La soirée sera comme cela réussit pour tout le monde".

M.R avec Victor Joanin