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Sarkozy défend la prime aux salariés au nom de la "justice"

En marge d'un déplacement au Havre, Nicolas Sarkozy a défendu jeudi, au nom de la justice, la future prime que les entreprises devront verser à leurs salariés quand elles distribueront des dividendes en augmentation. /Photo d'archives/REUTERS/Eric Feferbe

En marge d'un déplacement au Havre, Nicolas Sarkozy a défendu jeudi, au nom de la justice, la future prime que les entreprises devront verser à leurs salariés quand elles distribueront des dividendes en augmentation. /Photo d'archives/REUTERS/Eric Feferbe - -

Le président Nicolas Sarkozy a défendu jeudi, au nom de la justice, la future prime que les entreprises devront verser à leur salariés quand elles distribueront des dividendes en augmentation.

Selon le dispositif arbitré mercredi - et critiqué par les syndicats, le patronat et l'opposition -, la négociation d'une telle prime sera obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés et facultative pour les autres.

La politique économique mise en oeuvre par le gouvernement pour favoriser la compétitivité des entreprises françaises doit être assortie d'un partage plus juste des résultats, a déclaré Nicolas Sarkozy, en marge d'un déplacement au Havre.

"La question de la justice n'est pas celle du nivellement, c'est celle qui consiste à convaincre chaque Français que quand la crise est arrivée, ils ont souffert, on leur a demandé de faire des efforts", a-t-il dit.

"Mais quand la reprise arrive, ceux à qui on a demandé des efforts doivent être les premiers bénéficiaires de cette reprise. C'est une affaire de justice", a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy a expliqué demander depuis deux ans aux partenaires sociaux de négocier sur le partage de la valeur.

Mais "la négociation n'a pas avancé d'un centimètre. Et j'avais dit, si vous ne négociez pas, l'Etat prendra ses responsabilités", a-t-il souligné.

Emmanuel Jarry, édité par Sophie Louet

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