RMC

Emmanuel Macron minimise l'échec du G7 sur le climat

Le président français Emmanuel Macron donne une conférence de presse à l'issue du sommet du G7, le 27 mai 2017 à Toarmina en Sicile.

Le président français Emmanuel Macron donne une conférence de presse à l'issue du sommet du G7, le 27 mai 2017 à Toarmina en Sicile. - Giovanni Isolino - AFP

Donald Trump, inflexible sur le climat au sommet du G7, n'a pas permis aux sept pays les plus riches du monde de prendre position commune sur le climat. Le président français note toutefois des "progrès".

Emmanuel Macron voit en Donald Trump un homme capable de changer de position. C'est en tout cas ce que le président de la République indique ce matin dans le JDD. Reste que pour l'instant, sur la question du climat, Donald Trump est resté inflexible au sommet du G7, qui s'est achevé sur un échec: l'absence de position commune sur le climat. 

Malgré les pressions des six autres pays, le président américain n’a rien cédé. Il ne dira que la semaine prochaine si les Etats-Unis restent signataires de l’accord de Paris. Un échec pour le G7 que le président français s’est employé à minimiser.

"Il y a eu des progrès dans les discussions sur le climat avec Donald Trump", a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

La position du président des Etats-Unis n'a pourtant rien de très étonnant. Durant toute la campagne présidentielle américaine, celui qui allait devenir le président avait promis qu’une de ses premières actions serait d’enterrer les accords de Paris.

Chez les Républicains, on a toujours considéré que le réchauffement climatique n’était qu’une vue de l’esprit qui n’avait qu’un effet: celui de pénaliser l’économie américaine.

Néanmoins, avant de finaliser sa décision, Donald Trump a demandé encore quelques jours de réflexion. Dans son propre camp, de grandes entreprises sont favorables à la lutte contre le réchauffement climatique. Créatrice d’emploi, sa fille Ivanka Trump, aussi, craint que la sortie de l’accord de Paris ne crée une cassure diplomatique lourde avec l’Europe. Il n’empêche que si Donald Trump choisit de rester dans l’accord de Paris, ce sera une volte-face.

L.A., avec Philippe Gayssot et Elisa Bertholomey