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Face à une forte sécheresse, quatre villages des Pyrénées orientales menacés de coupure d'eau

"RMC CHEZ VOUS" -  L’idée de couper l’eau potable du robinet un jour par semaine a été envisagée par les autorités locales.

Tracts dans les boîtes aux lettres, appel au mégaphone dans les rues, messages sur les réseaux sociaux. Dans quatre villages des Pyrénées orientales, les habitants sont priés d’économiser l’eau. Et si elle venait à être coupée ? Catherine, n’ose y penser. 

“C’est vrai que le danger c’est qu’une journée par semaine, l’eau soit coupée. Ce serait un peu compliqué au quotidien pour les douches, la vaisselle, les toilettes. C’est quelque chose dont on a besoin tout le temps tout le temps. Il serait préférable de couper sur un temps donné dans la journée, par exemple quand les gens travaillent”, indique-t-elle. 

A quelques maisons de là vit Robert. Lui, comme tout le village serait “perdu” sans eau courante. “Une journée sans eau ici, c’est comme quand ils coupent internet, tout le monde est malade”, affirme-t-il.

Une situation critique

Mais au moins, ce serait une solution radicale face aux abus de certains habitants.

“Ils parlent de nous couper l’eau un jour par semaine. Ils ont raison. Moi j’ai une voisine qui n’arrête pas d’arroser les fleurs avec l’eau du robinet”, appuie-t-il. 

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Au forage, en contrebas des villages, les niveaux d'eau relevés par Lionel Nadal, technicien du syndicat des eaux sont bas, très bas

“Il y a six mètres alors que l’année dernière à la même époque il y avait onze mètres. Donc ça devient critique, il faut s’affoler un petit peu”, indique-t-il. 

Si les réserves finissent par s’assécher, la question de couper l’eau ne se posera même plus, reconnaît Jean Pierre Saurie, président du syndicat des eaux des quatre communes. “S’il n’y a plus d’eau au forage, on en aura plus. Cette eau ce n’est pas moi qui la gèle, c’est une nappe souterraine. On ne peut rien faire. On va poser un cierge à l’église en espérant qu’il pleuve”, confie-t-il.

Caroline Philippe et Mahauld Becker-Granier avec Guillaume Descours