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Tempêtes dans le Sud-Ouest: comment on vit sans électricité

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- - Philippe Huguen - AFP

Jusqu'à 260.000 foyers ont été privés d'électricité samedi à cause du passage de la tempête Leiv. RMC a passé la nuit avec une famille sans électricité de Gironde, inquiète de voir arriver ce dimanche une nouvelle tempête.

Après les passages de Kurt vendredi et de Leiv samedi, les habitants du Sud-Ouest subissent une troisième tempête ce dimanche, avec une nouvelle fois des vents très violents pouvant aller jusqu'à 140 km/h. Onze départements sont placés en vigilance orange pour vents violents. Jusqu'à 260.000 foyers ont été privés d'électricité samedi après le passage de la tempête Leiv. Ils étaient encore 60.000 plongés dans le noir dans la nuit de samedi à dimanche, principalement en Aquitaine.

RMC est allée à la rencontre d’une famille de Cissac-Médoc, en Gironde, voir comment elle a passé la nuit sans électricité et sans chauffage. Avec un mot d'ordre: la débrouille. "Quand l'électricité a lâché, j'ai commencé avec les bougies d'anniversaire, raconte Laëtitia, la maman. Mais très vite je suis allée chercher des bougies au supermarché parce que ça ne suffisait pas. On a ressorti les lampes de poche, mais on est allé en acheter d'autres parce qu'il fait vraiment trop noir. Et pour faire la cuisine, j'ai une lampe frontale". Heureusement la famille dispose d'une cuisinière au gaz, et a donc pu manger chaud. Car s'il ne fait pas trop froid en ce début février dans le Médoc, il a fallu passer la nuit sans chauffage. "Alors pour dormir, on prend une double couverture, et puis voilà".

"On se sent isolé"

Chez Laetitia il n’y a plus d’électricité depuis 4h30 samedi matin et la famille se sent "isolée". "Il y a de la lumière à quelques kilomètres de la maison, alors les services d'électricité ne savaient même pas qu'on était coupé ici". Malgré des refus de certains techniciens d'intervenir, les agents d’Enedis (ex-ERDF, compagnie chargée d'acheminer l'électricité) sont à pied d’œuvre pour rétablir le courant. Des renforts venus des Pays de Loire sont attendus ce dimanche matin pour soutenir les 400 techniciens déjà sur place. La famille espère être dépannée au plus vite. Car après plus d'une journée sans électricité, il n'y a plus qu'un téléphone portable avec de la batterie, alors qu'une nouvelle tempête s'annonce. Autre inquiétude: que la nourriture conservée dans les frigidaires et congélateurs se perde. Laëtitia venait de faire pour 400 euros de courses !

P. Gril avec Mila Ta Ninga