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Séisme au Népal: ce que craignent les ONG françaises qui arrivent sur place

Une cinquantaine de membres d'ONG françaises doivent arriver ce mardi au Népal dans un avion affrété par le ministère des Affaires étrangères. A son bord, du personnel médical, des médicaments et du matériel afin de venir en aide à la population et aux milliers de blessés. RMC était avec eux, lundi soir, à l'embarquement.

L'aide internationale commence à arriver au Népal, frappé par un séisme samedi qui a fait plusieurs milliers de morts. Un premier avion de l'ONU devait atterrir ce mardi, suivi au fur et à mesure d'avions d'ONG chargés de médecins, bénévoles et de plusieurs tonnes de vivres et de matériel. Face à l'ampleur de la catastrophe sur le toit du monde, des pays du monde entier dont la France ont annoncé l'envoi de renforts de leurs équipes déjà sur place, de colis humanitaires supplémentaires, et surtout promis des millions de dollars à l'État himalayen.

Une cinquantaine de membres d'ONG françaises sont partis dès lundi soir dans un avion affrété par le ministère des Affaires étrangères.

"En chirurgie, c'est dans les 48 premières heures que ça se joue"

Des pompiers, des médecins, des spécialistes de l'eau ont embarqué sous l'œil d'RMC. "Il ne faut pas oublier des médicaments, des habits adaptés aux conditions, un sac de couchage". Juste avant le décollage, dernières vérifications du contenu des sacs pour Claude, ancien pompier rompu à toutes sortes de missions. "On va porter secours évidemment. Mais on va aussi aider à la construction d'un camp de base, aider à assurer la continuité de l'eau et de l'électricité sur un site, où il peut y avoir des médecins qui opèrent", détaille-t-il. Aucun membre d'ONG ne craint pour sa vie. Gérard, chirurgien, n'a qu'une crainte, "c'est de ne pas pouvoir prodiguer très rapidement des soins à des populations qui en ont besoin. En chirurgie, c'est dans les 48 premières heures que ça se joue".

Charline, médecin anesthésiste, est plus inquiète. Les images de la catastrophe l’ont terrifié. "On sait qu'on va voir beaucoup de cadavres, qu'on va voir beaucoup de personnes toujours en vie mais pour lesquels on ne pourra rien faire par manque de moyens et de structures. C'est quelque chose que l'on appréhende tous", confie-t-elle.

"Des tentes de jeu pour les enfants pour oublier le traumatisme"

Médecins, chirurgiens, pompiers, mais aussi psychologues. Car les blessures ne sont pas que physiques dans de tels drames. Agnès est psychologue pour Action contre la faim. Une de ses priorités va être d'installer des "baby-tentes". "Ça permet d'avoir des endroits isolés pour les enfants et leurs mères où ils peuvent être à l'abri des zones de traumatisme. C'est un endroit dans lequel ils retrouvent les habitudes de jeu et d'épanouissement, et où ils retrouvent un semblant de normalité dans une situation anormale".

Les secouristes français devaient dans la matinée au Népal. Un deuxième avion, chargé de matériel humanitaire, doit décoller ce mercredi.

RMC se mobilise aux côtés d’Action contre la faim pour venir en aide aux victimes du séisme au Népal.

Pour faire un don, rendez-vous sur www.actioncontrelafaim.org

Philippe Gril avec David Buron