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"C'est catastrophique": les pompiers épuisés après des jours de combat contre les incendies

Les pompiers mobilisés en Gironde contre les incendies, qui durent depuis mardi dernier, n'en peuvent plus. Certains travaillent 24 heures voire parfois 32 heures d'affilés. Des renforts ont été annoncés, mais pour certains la fatigue se fait vraiment ressentir.

Les pompiers sont toujours à pied d’œuvre en Gironde. Depuis mardi dernier, ils mènent un combat acharné contre les flammes. Quatre pompiers ont été légèrement blessés samedi, parmi les 1200 en intervention.

Pour certains pompiers, ils effectuent leur tâche depuis plus de quatre jours en essayant d’éteindre les incendies. Les temps de repos sont très rares pour eux. La plupart avouent être à bout physiquement. Du jamais-vu depuis 30 ans. Et la situation commence à être épuisante pour les soldats du feu sur le terrain. Des infirmiers sont aussi présents pour s'occuper d'eux.

Depuis plusieurs jours, le téléphone de Patrice, infirmier, n’arrête pas de sonner. “Là, on nous a annoncé trois intoxiqués. Donc on essaye de repérer leur position pour pouvoir envoyer un moyen de secours", indique-t-il.

Il se dirige vers un brancard où un pompier est sous perfusion. “Tu veux remettre un peu d’oxygène pour finir le mal de tête?”, lui demande-t-il. Ce pompier a été lui aussi intoxiqué par les fumées.

“On reçoit des personnes avec des taux de monoxyde de carbone très élevés. Il y a déjà presque 200 soins d'écrits et on peut presque multiplier par trois les soins qui ont été faits sur le terrain. C’est exceptionnel”, juge-t-il.

Des renforts annoncés

Sur le terrain, les pompiers se battent contre les flammes depuis bientôt une semaine. Nuit et jour, ils travaillent sans relâche, pendant 24 voire même 32 heures d'affilée. Éreinté, le commandant Hervé Trentin, pompier de Gironde, peine à retenir ses larmes.

“C’est catastrophique. Je suis ému, parce que notre travail est bafoué. 32 heures sur le terrain à transpirer, à prendre ces coups de chaleur, à être près des flammes, c'est compliqué”, confie-t-il.

En plus des renforts humains, le ministre de l’Intérieur a annoncé l’arrivée de trois avions et onze camions lourds supplémentaires.

Amandine Réaux et Bettina de Guglielmo avec Guillaume Descours