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Débat Sarkozy-Hollande: préparation et bottes secrètes

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A quelques heures du débat télévisé d'entre deux tours entre Nicolas Sarkozy et François Hollande ce mercredi soir, retour sur la préparation des deux candidats et sur leur tactique pour ce moment clé de la présidentielle.

Moment clé de la présidentielle, le débat de ce mercredi soir (à 21h) entre François Hollande et Nicolas Sarkozy sera en fait la quatrième confrontation télévisée entre les deux hommes, puisqu’ils se sont déjà affrontés entre 1998 et 2005. Mais cette fois il s’agit d’une confrontation pour accéder à la fonction suprême, qui a donc nécessité une préparation plus importante.

Hollande « va devoir enlever son nez rouge »

Selon son équipe de campagne, Nicolas Sarkozy se préparera chez lui, dans la journée de mercredi, pour ce débat qui apparaît comme sa dernière chance de faire basculer en sa faveur les indécis, alors que les sondages le donnent battu par François Hollande. En privé, le président candidat affirme que son adversaire va devoir « enlever son nez rouge, répondre sérieusement à certaines questions ». Même tonalité du côté de ses soutiens, comme le ministre du Travail, Xavier Bertrand : « Il faut qu’il l’oblige à répondre aux questions. La plaisanterie de l’esquive de François Hollande a suffisamment duré. Il faut dire aux Français ''vous avez quelqu’un qui ne sait pas où il va, ou alors qui ne veut pas dire où il va''. Donc c’est quelqu’un en qui on ne peut pas avoir confiance ».
Dans la manche du président-candidat, l’embarrassante soirée d'anniversaire du socialiste Julien Dray samedi dans un bar parisien, qui a réuni l'équipe de campagne de François Hollande et Dominique Strauss-Kahn. Une cartouche que Nicolas Sarkozy assure ne pas vouloir utiliser pour attaquer, mais pour se défendre en cas de menaces d’Hollande assurait-il mardi.

« Ce n’est pas un match de boxe »

Quant au candidat socialiste, son agenda a été allégé pour lui permettre de se préparer tout le week-end avec sa garde rapprochée et d’arriver en forme au débat. Du coup il aborde ce rendez-vous « avec confiance. Ce n'est pas un match de boxe. Il y a un enjeu mais je ne suis pas dans ce type de comportement. Ce ne sont pas seulement des personnalités qui vont être confrontées, mais deux programmes. Ce qui va être jugé ce n'est pas un débat, c'est un quinquennat (du président sortant). Mais quand il y a un quinquennat de raté, un débat ne va pas l'effacer ». François Hollande a pu compter sur l’expérience de Ségolène Royal, candidate malheureuse en 2007. Ses conseils : « rendre les coups, éviter les pièges et ne pas tomber dans la surenchère qui risquerait de dégrader le débat ».

La Rédaction avec A. Roger et V. Jacquier