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L'homme le plus tatoué de France est instit': "Quelque part c'est bien aussi pour leur éducation", se défend-il

Sur RMC, ce lundi, Sylvain, 35 ans, a défendu son look iconoclaste et assure que ça n'influe pas sur son métier d'instituteur.

Mis en lumière par un portrait du quotidien Le Parisien ce week-end, Sylvain, alias Freaky Hoody, fait débat sur les réseaux sociaux. Son look est-il adapté à son métier? Tatoué de la tête aux pieds - même le blanc de ses yeux est noirci à l'encre - il est instituteur dans l'académie des Yvelines. Mais certains parents estiment qu'il fait peur aux enfants. 

Interrogé par Apolline de Malherbe, ce lundi matin, sur RMC, et il reconnaît que son apparence puisse surprendre mais assure qu'il arrive tout à fait à accomplir sa mission normalement. 

"Je n'ai pas fait ça pour provoquer des réactions"

"C'est effrayant pour vous peut-être. Beaucoup de personnes disent que c'est juste beau. Beaucoup trouvent ça très joli, moi y compris. Je ne cherche pas spécialement à effrayer. C'est angoissant pour vous, et pour d'autres personnes effectivement, mais tous les goûts sont dans la nature. Je n'ai pas fait ça pour provoquer des réactions, j'ai fait ça pour moi avant tout."

Il met en avant son expérience et assure que les rares problèmes qu'il a rencontré durant sa carrière sont dûs à des enfants qui ne sont pas dans sa classe.

"Les rares problèmes que j'ai ce sont enfants que je n'ai pas et qui s'imaginent les pires choses car ils ne m'ont pas entendu parler"

"Ca fait douze ans que je suis instituteur et j'ai fait tous les niveaux. J'ai beaucoup d'expérience. C'est juste l'année dernière: il y avait un enfant de petite section dans la classe duquel je ne suis jamais allé. A chaque fois qu'il y a des problèmes ce sont des élèves qui me croisent dans les couloirs. Jamais des élèves à qui j'ai enseigné directement. Les rares problèmes que j'ai ce sont enfants que je n'ai pas et qui s'imaginent les pires choses car ils ne m'ont pas entendu parler."

"Ca leur apprend la tolérance avant même que je n'ouvre la bouche. 'L'habit ne fait pas le moine'"

"Effectivement quand j'arrive je ne laisse pas indifférent. Mais ça dure deux minutes à peine, une fois que je commence à parler et qu'on voit que je suis là pour faire mon métier tout se passe bien. (...) Quelque part c'est bien aussi pour leur éducation, ça leur apprend qu'il y a de la diversité dans le monde et ça leur ouvre l'esprit et ça leur apprend la tolérance avant même que je n'ouvre la bouche. 'L'habit ne fait pas le moine'", conclut-il au micro de RMC.
J.A.