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Peut mieux faire: les élèves français loin derrière la Chine, mais dans la moyenne

L'enquête Pisa 2018 menée par l'OCDE a été dévoilée ce mardi.

Les métropoles Pékin et Shanghai et deux provinces chinoises, puis Singapour, arrivent en tête de l'enquête Pisa 2018 de l'OCDE dévoilée mardi, qui évalue tous les trois ans les connaissances et compétences scolaires des élèves de 15 ans. 

Plusieurs pays asiatiques figurent parmi les meilleurs élèves en lecture, sujet le plus développé dans cette édition, mais aussi en sciences et en mathématiques. La France se situe dans la moyenne des pays de l'OCDE, mais se distingue encore une fois par le poids de l'origine sociale sur les résultats des enfants.

Derrière les quatre métropoles et provinces chinoises (Pékin, Shanghai, Jiangsu, Zhejiang) en tête du classement, arrivent Singapour, Macao (Chine), Hong-Kong (Chine), l'Estonie et le Canada, pour les compétences en compréhension de l'écrit.

Cette étude, publiée tous les trois ans, qui évalue depuis 2000 les compétences en sciences, en mathématiques et en compréhension de l'écrit des élèves de 15 ans, est devenue une référence mondiale, très scrutée par les gouvernements. Les exercices ont été soumis en mai 2018 à 600.000 jeunes de 79 pays et territoires, échantillon représentant 32 millions d'élèves.

Les résultats de la France la place légèrement au-dessus de la moyenne des pays de l'OCDE. "Contrairement à ce qu'on entend souvent, le score de la France n'est pas catastrophique", souligne Eric Charbonnier, spécialiste de l'éducation à l'OCDE. Elle fait globalement aussi bien que l'Allemagne, la Belgique ou le Portugal, mais moins bien que les Etats-Unis ou le Royaume-Uni.

"Elle occupe une place honorable mais conserve un gros point noir: les inégalités sociales y restent très fortes", indique Eric Charbonnier. Depuis la dernière enquête Pisa, qui mettait l'accent sur la lecture en 2009, "elles ne se sont pas aggravées mais leur niveau est toujours très inquiétant", souligne-t-il. Ainsi, environ 20% des élèves favorisés, mais seulement 2% des élèves défavorisés, sont parmi les élèves très performants en compréhension de l'écrit, contre seulement 17% et 3% en moyenne dans les pays de l'OCDE.

La rédaction de RMC (avec AFP)