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Regroupement école-collège: "Les élèves seront sous la même institution mais pas au même endroit" explique Jean-Michel Blanquer sur RMC

Regroupement école-collège: "Les élèves seront sous la même institution mais pas au même endroit" explique Jean-Michel Blanquer sur RMC

Regroupement école-collège: "Les élèves seront sous la même institution mais pas au même endroit" explique Jean-Michel Blanquer sur RMC - RMC

Le ministre de l'Education nationale et de la Jeunesse était l'invité exceptionnel de Jean-Jacques Bourdin de 6h à 9h.

Face aux auditeurs: Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale et de la jeunesse était sur RMC, vendredi matin, afin de présenter son projet de loi "Ecole de la confiance".

Alors que, pour la troisième fois en quelques semaines, des enseignants sont descendus dans la rue jeudi pour protester contre le projet de loi sur l'école et la réforme du lycée et du bac, le ministre a confié qu'il était face aux auditeurs de RMC "pour expliquer" et "comprend qu'il y a des incompréhensions":

"Je suis prêt à préciser ce projet. Même si c'est dommage que quelque chose qui est venu pour renforcer les acteurs soit pris comme une menace. Mais je comprends, c'est normal qu'il y ait des questionnements de ce genre". 

Quelques instants auparavant, le ministre a été interrogé par Jean-Jacques Bourdin sur l'un des points du projet de loi qui concerne essentiellement le primaire et qui suscite l'inquiétude de la communauté éducative: la création d'"établissements publics locaux d'enseignement des savoirs fondamentaux" (EPSF). 

"Beaucoup d'élèves se perdent à l'arrivé en sixième, on veut les aider"

Cette nouvelle organisation fait craindre la disparition des directeurs d'école, puisque le texte indique que le chef d'établissement "exerce simultanément les compétences attribuées au directeur d'école", assisté d'adjoints "dont un au moins est chargé" du premier degré. 

Réponse du ministre: "Le regroupement écoles-collèges est facultatif: je vais renforcer cet aspect avec un accord à l’unanimité des directeurs et des maires.(...) Les élèves seront sous la même institution mais pas au même endroit" a-t-il expliqué, en réponse à une auditrice. Avant de préciser que "Beaucoup d'élèves se perdent à l'arrivé en sixième, on veut les aider".

Face à un auditeur, peu après 8h, Jean-Michel Blanquer a tenu à se vouloir plus précis: "Ce mécanisme repose sur l'accord des gens au niveau local. A la fin, si cela concerne 2 à 5% des collèges, ce sera un grand maximum. Je voudrais redire les choses fondamentales: ce regroupement est basé sur le volontariat, ça ne signifie absolument pas le déménagement de l'école sauf si les gens le décident localement, et cela concernera un minorité de personnes et ceux qui le choisiront seront contents car cela correspondra à un outil utile pour eux". 

"On est dans une société suffisamment énervée pour ne pas s'énerver inutilement"

Interrogé par Laurent Neumann et Eric Brunet vers 7h50 sur RMC, Jean-Michel Blanquer est revenu sur les "Stylos rouges", mouvement des enseignants en colère: "Je suis vigilant à cela. Les représentants des 'Stylos rouges' ont d'ailleurs été reçus jeudi au ministère pour aborder ces sujets qui étaient avant tout des questions de pouvoir d'achat. Et qui me semblent assez normales". 

Le ministre en a profité pour rappeler que de nombreuses fausses informations étaient diffusées via les réseaux sociaux:

"Il y a deux semaines, on a dit partout, par exemple, que les écoles maternelles allaient être supprimées, alors même que le dispositif emblématique de la loi est l'enseignement obligatoire dès 3 ans. Autrement dit, nous soulignons l'importance, très grande, de l'école maternelle. On va améliorer le taux d'encadrement, améliorer la formation, généraliser l'école maternelle".

Plus tôt, le ministre avait confié: "On est dans une société suffisamment énervée pour ne pas s'énerver inutilement".

Xavier Allain