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Réorganisation des programmes, réforme du collège: les nouveautés de la rentrée

Du primaire au collège désormais les programmes sont étalés sur des cycles de 3 ans.

Du primaire au collège désormais les programmes sont étalés sur des cycles de 3 ans. - Gérard Julien - AFP

Cette rentrée 2016 est marquée par la mise en place de la réforme du collège qui va modifier une partie de l'organisation des établissements et des cours. Du CP à la 3ème, de nouveaux programmes sont également mis en place.

Plusieurs nouveautés attendent cette année les élèves qui reprennent ce jeudi le chemin de l'école. Dorénavant, les programmes ne correspondent plus à une année de classe mais sont étalés sur des cycles de trois ans et ce du CP à la terminale. Ce changement doit permettre une progressivité des apprentissage. Si par exemple un élève n'a pas acquis un savoir en CP, il pourra l'approfondir en CE1 ou en CE2.

Dans ces nouveaux programmes, l'accent est mis sur le français. Si les dictées quotidiennes ne sont finalement pas obligatoires, comme l'avait évoqué un temps la ministre de l'Education, les activités d'oral, de lecture et d'écriture sont renforcées.

Autre nouveauté, l'apprentissage des langues vivantes est avancée d'un an. En primaire, il se fera dès le CP pour la première langue et à partir de la 5e au collège pour la deuxième langue vivante. Un nouvel enseignement fait aussi son arrivée dès le CE1, le codage informatique. 

Des enseignements pluridisciplinaires au collège

Mais le chantier majeur de cette rentrée est bien la réforme du collège qui se met en place après une forte contestation des enseignants lors de sa présentation. Principale nouveauté, la mise en place des fameux EPI, les enseignements pratiques interdisciplinaires. Des matières sont ainsi regroupées par thématiques au sein d'un même cours pour des enseignements transversaux. Par exemple, la technologie et la physique chimie pour comprendre comment fonctionne un téléphone portable (transmission des signaux sonores et des ondes). 

Suivant les collèges, ces modules dureront de 1 à 3 heures par semaine, mais ils divisent beaucoup les enseignants notamment sur leur application pratique. Certains enseignants, favorables à la réforme y voient malgré tout une bonne manière de motiver les élèves en donnant un sens concret aux apprentissages comme l'explique Christian Chevalier, secrétaire général SE-Unsa.

"Dans la vie courante, on fait appel à l'ensemble des disciplines souvent au même moment pour tenir une conversation, résoudre un problème donc ce travail sur les EPI, ce travail pluridisciplinaire a véritablement du sens", estime-t-il. 

Ses détracteurs en revanche considèrent qu'il s'agit d'un coup dur porté aux disciplines classiques voire d'un nivellement par le bas. "On a des difficultés à savoir exactement ce qu'il faut faire avec quel type d'organisation. On n'a pas voulu écouter les enseignants, prendre le temps de poser des diagnostics", regrette Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU. Quatre syndicats enseignant dont le Snes-FSU ont d'ailleurs appelé à la grève dès le 8 septembre prochain

C. B avec Marie Regnier