RMC

Universités bloquées: "On a tout simplement pas le droit d'être contre" avouent des étudiants

A Nanterre, université bloquée, l'assemblée générale s'est tenue dans un amphithéâtre bien plus spacieux que celui où ces réunions se déroulent d'habitude.  Si les étudiants anti-blocage ont essayé de faire entendre leurs voix, la communication est compliquée.

Les étudiants qui ne veulent pas des blocages dans les universités afin de passer leur partiels ou aller simplement en cours, ont du mal à se faire entendre. Quand ils essayent de prendre la parole, c'est toujours la même chose: "Vous entravez notre liberté d'étudier", affirme une étudiante accompagnée de hués à la faculté de Nanterre.

Essra, 23 ans, a fait les frais de ce manque de liberté de parole:

"On est tout de suite coupé. J'ai voulu intervenir à la tribune et on ne m''a pas laissé finir mon discours. le dialogue n'est pas du tout équitable".

"Il ne faut pas réfléchir à court terme dans ce genre de combat"

Ce qu'ils remettent en cause, ce ne sont pas les revendications des étudiants bloqueurs mais la forme qu'a prit la mobilisation surtout en période de partiel. Ceux de Louis, étudiant de 20 ans, ont tous été annulés:

"Est-ce qu'on a le droit de passer nos examens? Le problème c'est qu'ils prennent des décisions pour nous, en notre nom, alors qu'on a rien demandé. Si on a le malheur de ne pas s'y retrouver, on est forcément fachos. On a absolument pas le droit d'être contre".

Mais pour Florian Mazet, président de l'Unef Nanterre, bloquer la faculté, est la seule façon de se faire entendre:

"Oui à court terme, je vais peut-être ne pas avoir de partiels mais là on combat pour que nos petits frères, nos petites soeurs, les générations futures puissent avoir une université décente. Il ne faut pas réfléchir à court terme dans ce genre de combat".

Une nouvelle Assemblée générale aura lieu ce jeudi, pour décider s'il faut continuer le mouvement ou non.

B.M avec Bourdin Direct