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Vague de chaleur: les candidats au bac vont aussi devoir affronter les températures records

Les lycéens se préparent à plancher sur les épreuves du baccalauréat qui débutent ce mardi pour le bac pro dans un contexte de vague de chaleur historique.

30, 35 voire 40 degrés... La France fait face à une vague de chaleur inédite par sa précocité cette semaine. Le sujet est même à l'ordre du jour du Conseil des ministres ce mardi. Gérald Darmanin a adressé un télégramme aux préfets pour leur demander de diffuser des messages de sensibilisation (notamment à destination des personnes vulnérables) et de favoriser la mise en place d'îlots de fraîcheur.

Dans le sud du pays, le pic de chaleur est attendu en fin de semaine. Jeudi, vendredi et samedi, il fera jusqu'à 40 degrés localement. Un épisode plus court mais tout aussi intense dans le nord, avec des températures qui avoisineront les 35 degrés à Rennes ou Paris. Dès lundi, des records de chaleur pour la saison ont été battus, comme à Marseille avec 36 degrés.

Des chaleurs extrêmes, alors que plus de 700.000 élèves s'apprêtent à plancher sur les épreuves du bac. Les élèves du bac professionnel débutent ce mardi, ceux de la filière générale les rejoindront mercredi pour la philo et jeudi pour le français.

Le ministère de l'Education appelle les centres d’examens à la vigilance, mais n'envisage pas de report des épreuves, comme cela avait été le cas pour les épreuves de brevet des collèges, en 2019, dans les mêmes conditions de fortes chaleurs. Ironie de l’histoire: c’est cette même génération d’élèves qui va devoir plancher, cette fois sur le bac, dans des conditions extrêmes.

"Ce qu'on demande, c'est d'agir réellement pour l'écologie car ces vagues de chaleur vont se répéter"

Des recommandations ont été transmises lundi aux chefs d'établissement pour "prévenir les effets d’une canicule sur les candidats".

A Toulouse, ville particulièrement concernée par cette vague de chaleur, pour les candidats, c'est un peu l'appréhension: "Cela va être compliqué sans ventilateur ni clim. Il va falloir bien s'hydrater".

Les établissements s'organisent : bouteilles d'eau, aération des locaux, choix des salles les plus fraîches... Le Mouvement National Lycéens demande d'aller plus loin, comme l'explique Camille Lecomte, qui en est la porte-parole.

"Aller aux toilettes pour boire, des ventilateurs, la possibilité de sortir pour ne pas que la santé soit mise en danger pendant l'épreuve. Mais surtout ce qu'on demande, au-delà de cette année, c'est d'agir réellement pour l'écologie car ces vagues de chaleur vont se répéter", lance-t-elle.

Des solutions de long terme, c'est aussi la demande de Sophie Vénetitay, secrétaire générale du SNES-FSU, premier syndicat d'enseignant du second degré.

"Il faut réfléchir aux matériaux qui sont utilisés, à l'exposition des établissements, à la place qu'on donne à la végétation... La question est à la fois simple et complexe: comment l'Education nationale va prendre sa part sur la transition écologique?"

Un syndicat qui a posé la question à Pap Ndiaye, nouveau ministre de l'Education Nationale, il y a trois semaines. Pas de réponse pour le moment.

Rémi Ink (édité par J.A.)