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Faut-il sacrifier une partie des aides sociales pour favoriser l'activité et le travail?

Ce dimanche, Edouard Philippe a exprimé l'intention du gouvernement de soutenir le pouvoir d'achat des salariés en annonçant que "dès le 1er septembre 2019, les cotisations salariales sur les heures supplémentaires seront supprimées pour tous les salariés".

La croissance est revue à la baisse, l'augmentation des prestations sociales aussi. Les allocations familiales, les aides au logement et les pensions de retraites ne progresseront que de 0, 3 % en 2019 et 2020. Edouard Philippe l'a annoncé ce dimanche dans le JDD, c'est très en dessous de l'inflation attendue à 1,7 % en fin d'année

En revanche, la suppression des cotisations salariales sur les heures supplémentaires sera effective dès septembre 2019, le choix du travail, selon le premier ministre

> Un choix assumé selon Stanislas Guérini, porte-parole du groupe LREM:

"On assume le fait de faire des choix: favoriser le travail, résolument. On veut que le travail paie plus dans ce pays. C'est pour ça qu'on augmente la prime d'activité, c'est pour cela qu'on supprime les cotisations sur les heures supplémentaires. Il y a des prestations sociales qui augmenteront de 0,3% et d'autres qui augmenteront davantage mais je crois qu'on dit que gouverner c'est choisir, en l'occurrence, il y a des choix assumés qui sont parfaitement cohérents. Il faut Que ces aides soient plus effocaces".

> Un choix en trompe-l'œil estime Eric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis:

"Faire semblant d'augmenter les salaires en prenant sur les cotisations, sur ce qui permet de mettre des mécanismes de solidarité en marche, de venir en aide à ceux qui sont à la retraite, ceux qui sont au chômage, ceux qui sont malades, c'est une arnaque. On est en train de prendre dans la poche des salariés ce qu'on va leur mettre dans l'autre poche. Cette politique est stupide et elle risque vraiment d'entraîner le pays dans de graves difficultés

Jean-Baptiste Durand (avec P.B.)