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"Ils sortent enivrés, hurlent et se battent": le maire de Metz veut excentrer les boîtes de nuit

Mairie de Metz

Mairie de Metz - AFP

Maire de Metz (LR), François Grosdidier explique dans "Charles Matin" ce jeudi sur RMC pourquoi il demande l’éloignement des boîtes de nuit du centre-ville.

Les boîtes de nuit en périphérie et non plus en centre-ville. C’est le déménagement que demande le maire de Metz, François Grosdidier (LR), en raison des incidents qui se produisent dans les rues à la sortie de ces établissements.

"On n’avait jamais connu ça, explique-t-il dans ‘Charles Matin’ ce jeudi sur RMC. Toutes les nuits, le week-end, nous avons des clients, par dizaines, qui sortent enivrés, qui hurlent, qui se battent dans la rue, qui sont menaçants… Et c’est jusqu’à tôt le matin. On n’ose plus emprunter cette rue en hyper centre. C’est une situation qui n’est plus tenable. Le week-end dernier, dix policiers municipaux et trois policiers nationaux ne pouvaient pas maitriser 60 personnes enivrées."

François Grosdidier préconise donc que la préfecture fasse installer les boites de nuit dans des zones peu habitées. "Les gérants sont censés, par la loi, ne plus servir d’alcool à des gens alcoolisés. Ou ils y arrivent, ou ils n’y arrivent pas, parce qu’on ne peut pas forcément demander un alcootest au bar. S’ils ne maitrisent pas le phénomène, ça veut dire que ce n’est pas possible dans des zones habitées, en hyper centre, souligne le maire de Metz. Et c’est là que je dis qu’à ce moment-là, il faut qu’ils s’installent en périphérie, dans des zones qui ne sont pas habitées et où ils ne perturberont pas la vie de citoyens qui ont le droit de ne pas avoir de bagarres toute la nuit sous leurs fenêtres."

"On doit pouvoir sortir au resto, se balader, même la nuit, en toute sécurité"

L’une des conséquences pointées par les gérants de discothèques, outre la possible désaffection dans le centre-ville qu’engendrerait ce déménagement, serait le risque que des personnes alcoolisées conduisent leur voiture. "On est en train de leur dire, Messieurs-Dames, n'allez plus danser en ville, prenez votre voiture en sortant des bars, malheureusement éméchés, allez danser en périphérie et rentrer en ville après ! Je ne comprends pas la logique", indique Olivier Molari, le patron du Channel, une boîte de nuit dans le centre-ville de Metz, à France Bleu Lorraine Nord.

"On doit pouvoir sortir au resto, se balader, même la nuit, en toute sécurité, insiste François Grosdidier. On souhaite que ce soit une ville où on s’amuse mais pas où on risque l’agression."

LP