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Les "gilets jaunes" fêtent leurs 4 ans ce week-end: vers un retour de la mobilisation?

Inflation, crise de l'énergie... Le climat social actuel en France, est-il propice à un retour de la mobilisation des "gilets jaunes" sur les ronds-points et dans les rues? Si certains le souhaitent, d'autres estiment que le mouvement s'est essoufflé.

Les "gilets jaunes" fêtent les quatre ans du mouvement ce vendredi. Des actions sont prévues pour l'occasion ce week-end. Si le mouvement s’est essoufflé, certains irrésistibles n’ont pas déposé les gilets.

Par exemple, une vingtaine de “gilets jaunes” occupent toujours le rond-point de Lannion en Bretagne. Certains sont venus de Paimpol où ils n'étaient plus assez nombreux comme Roland. Ce dernier n'a jamais raccroché son “gilet jaune”: “Je l’ai mis au rétroviseur il y a quatre ans, et tant que ce sera comme ça, il restera sur mon dos”, prévient-il.

Son groupe a tracté pour organiser un rassemblement plus large samedi.

“On est au milieu du mois et il me reste 3,50 euros sur mon compte. Il faut que ça bouge là”, s’agace-t-il.

Pour que ça bouge, des manifestations anniversaires sont prévues samedi à Niort, à Strasbourg, à Paris où des manifestants de Châteauroux (Indre) comptent faire le déplacement. Quelle sera l’ampleur de la mobilisation? Seulement 400 participants se sont déclarés pour l'instant à Paris.

Un frémissement ou un vrai retour?

Ce sera sans le groupe très investi de Perpignan, car leur ancien leader n'y croit plus. “On a tourné la page tellement c’était chaotique. On est retourné à une vie qui est encore plus difficile. Sans être égoïste, on essaye tous de vivre”, pointe-t-il.

Pour contrer cet essoufflement, les militants restants comme Maxime tentent de miser sur l'inflation ou la réforme des retraites pour relancer la machine via sa page Facebook “Résistance et liberté”.

“C’est timide, mais il y a un frémissement quand même. J’ai l’impression que c’est des nouvelles personnes qui arrivent parce qu’ils en ont marre. La cocotte-minute va exploser, vraiment”, assure-t-il.

Plusieurs réseaux militants se réactivent aussi à Marmande ou à Saint-Etienne-du-Rouvray en Normandie.

Nicolas Traino avec Guillaume Descours