RMC

Montpellier: ils vivent l'enfer dans un immeuble sans eau chaude ni chauffage depuis six mois

Les habitants d'un immeuble de 14 étages à Montpellier (Hérault) vivent l'enfer depuis six mois et s'inquiètent à l'approche de l'hiver. Ascenseurs en panne, fuites, parties communes à l'abandon mais surtout, il n'y a plus de chauffage ni d'eau chaude depuis le mois de mai. La mairie a débloqué, avec la métropole, 200.000 euros d'aides pour financer l'installation de ballons d'eau chaude individuels.

La situation est intenable pour les habitants d'un immeuble de 14 étages dans le quartier de la Mosson, à Montpellier (Hérault). Entre les ascenseurs en panne, les fuites, les parties communes laissées à l'abandon et parfois squattées, mais surtout l'absence d'eau chaude et de chauffage depuis mai, les résidents sont à bout.

Frédéric est membre du collectif "Les résidents de l'Esperou", créé par les habitants de l'immeuble. Pour lui comme pour les autres, pour se laver, il faut avoir recours au système D.

"Je fais couler de l’eau dans l’une de mes deux bassines de manière à pouvoir la faire chauffer et je ne dépense pas trop d’électricité non plus. Une fois que tout est chaud, je vais dans la salle de bain pour me doucher ", explique-t-il.

>> Suivez RMC sur Google pour retrouver toutes les dernières actualités

Pas de chauffage à l'approche de l'hiver

Des conditions de vie déplorables, qui devraient encore se dégrader avec l'arrivée du froid car en plus, il n'y a pas de chauffage. Pourtant, la chaufferie a été réparée, mais les tuyaux sont tellement entartrés que l'eau ne parvient pas jusqu'aux robinets.

Dans les parties communes, le constat est tout aussi triste. Les boîtes aux lettres sont saccagées, le plafond part en lambeaux, des câbles électriques sont apparents... D'après certains, cela serait la conséquence d'un changement de syndic depuis 2009.

L'insalubrité se poursuit même au sous-sol. "Les gens entrent, viennent, ils défèquent ici, ils pissent ici, ils font tout ici et après ils partent", déplore un habitant.

Le bâtiment doit être détruit en 2025

La situation met en colère le maire. "Je me réserve le droit, selon les possibilités, de pouvoir porter plainte contre les marchands de sommeil. On n’abuse pas de la détresse des gens", affirme Mickaël Delafosse.

Lui et la métropole ont débloqué 200.000 euros pour l'installation de ballons d'eau chaude individuels. Ils devraient être posés avant la mi-novembre, d'après le syndic.

La copropriété enregistre, d'ailleurs, 600.000 euros de dettes et impayés. Le bâtiment, lui, devrait être détruit en 2025.

Lola Baille (édité par AB)