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NDDL: "Il n'y a pas du tout de main tendue de l'Etat", déplorent les zadistes

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En visite surprise aux gendarmes en opération à Notre-Dame-des-Landes, le Premier ministre Edouard Philippe a assuré que l'Etat gardait "la main tendue" vers les zadistes, peu convaincus des propositions du gouvernement.

Édouard Philippe, en visite surprise aux gendarmes en opération à Notre-Dame-des-Landes a mis en garde vendredi contre toute réoccupation des sites évacués tout en gardant la main tendue aux zadistes qui acceptent le processus de régularisation.

"L'ensemble des objectifs que nous nous étions assignés a été atteint. 29 squats ont été déconstruits. En parallèle à ces opérations, notre main reste tendue en direction de ceux qui veulent entrer dans le processus de régularisation. Mais je vais le dire très clairement, ceux qui ne voudraient pas s'engager dans le cadre légal devraient en tirer toutes les conséquences et se mettraient sous le coup de poursuites visant à mettre un terme à des occupations illégales", a déclaré le Premier ministre.

Projets individuels contre projet collectif

L’Etat demande aux zadistes de déposer des projets agricoles individuels sur la ZAD, les procédures seront simplifiées, plus rapides. Problème: les zadistes ont toujours défendus des projets collectifs.

"Il n'y a pas du tout de main tendue, on a bien vu ce que c'était la prétendue main tendue de l'Etat. Ils nous ont détruit la moitié des lieux. Ça fait depuis 2012 qu'on construit le projet d'avenir, ce projet est collectif parce que nos activités sont prises dans un projet collectif, on est tous dans la pluriactivité et visiblement ça dérange le gouvernement qu'on fasse les choses ensemble. Il voudrait qu'on soit isolés, seuls. On a déposé les statuts d'un nombre considérable d'associations et c'est refusé. Le gouvernement nous accuse de tous les maux: du zadiste ultraviolent, on arrive au zadiste coupable de ne pas signer des Coop individuelle et de s'isoler", s'insurge Michel, un zadiste.

Romain Poisot (avec P.B.)