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Pâques: un Français sur deux compte changer de plans à cause des prix du carburant

L'envolée historique des prix du carburant ces derniers mois a conduit de nombreux français à modifier, voire annuler leurs vacances de Pâques.

L'envolé des prix des carburants perturbe les vacances de Pâques des Français. Selon une étude des hébergements de vacances VVF, un Français sur deux compte changer ses plans cause du prix de l’essence. 9% des futurs vacanciers ont l'intention de partir moins loin, 7% d'utiliser un moyen de transport moins onéreux (train, car ou covoiturage), 6% vont repousser leur départ en attendant une accalmie et 2% ont prévu d'annuler leurs vacances.

D'autres chiffres viennent appuyer cette tendance: les bus Blablacar et Flixbus sont pris d'assaut avec +106% de réservations par rapport à février pour Blablacar. Les réservations d'hébergement sont également beaucoup moins nombreuses que prévues selon une étude publiée ce matin par le site immobilier PAP, au même niveau qu'en 2019.

La SNCF attend 5 millions de voyageurs dans les trains de longue distance, ce qui est un niveau similaire à l'avant crise (2019), et un niveau supérieur à l'an passé. Mais la compagnie ne sait pas si c'est directement lié aux prix des carburants.

"Une belle punition sociale"

Beaucoup de Français revoient donc leurs plans. Camille par exemple aurait aimé rouler jusqu'à la côte varoise pour profiter du soleil, mais cet auto-entrepreneur dans le bâtiment a dû renoncer à ses vacances. Il a vu son budget essence exploser ces derniers temps.

"Je resterai chez moi. Je m'attellerai à des occupations qui me feront éviter de dépenser. Je fais 50.000 km par an, j'ai calculé ça me fait entre 800 et 1.000 euros par an de plus d'essence. C'est un petit budget de vacances... Une belle punition sociale. Je ne vais pas flinguer mon budget personnel", souffle-t-il.

L'envolée des prix des carburants a également freiné les Français dans leurs envies de locations de vacances. Laetitia Caron la directrice générale du site PAP Vacances a constaté une cassure nette dans les réservations:

"C'est à partir de début de mars, quand l'essence est passée au-dessus de 2 euros du litre, là, ça a complètement impacté le pouvoir d'achat de beaucoup de Français."

Et quand ils réservent, les Français privilégient les destinations moins chères comme la Manche et plus accessibles en train comme la côte de Bordeaux à Biarritz.

Victor Joanin (édité par J.A.)