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Pas de reconfinement en France: pourquoi Emmanuel Macron a dit "non"

A la surprise générale, vendredi soir, Jean Castex a annoncé se donner quelques jours encore pour "freiner l'épidémie".

Emmanuel Macron a donc décidé de ne pas confiner le pays... Du moins tant que la situation ne l'impose pas. Les chiffres observés ces derniers jours laissent croire à l'exécutif que le reconfinement peut encore être évité. 

Dans un tweet ce week-end, Emmanuel Macron a assuré faire "confiance" aux Français pour "freiner l'épidémie". 

Chaque jour compte pour tenter d'éviter un nouveau confinement, mais chaque jour pourrait aussi en rapprocher la France un peu plus, a martelé le gouvernement, à l'aube d'une semaine où les indicateurs de l'épidémie de Covid-19 seront scrutés de près.

"L'idée, c'est de gagner du temps, de limiter la casse", a déclaré le ministre de la Santé Olivier Véran au JDD, deux jours après que le Premier ministre Jean Castex eut surpris le pays en n'annonçant pas de confinement immédiat.

Un non-reconfinement est donc un pari risqué pour le chef de l'Etat qui en appelle à la responsabilité de chacun des français. Si le chemin est étroit, Emmanuel Macron estime que tout doit être tenté avant de reconfiner.

Les raisons d'y croire

Pour l'Elysée, une bonne partie de la solution vient des Français appelés encore à accroitre leurs efforts. Dans ce contexte, la période des vacances à venir est d'ailleurs vue par l'Exécutif comme un atout, l'épidémie ayant plutôt tendance à baisser pendant les périodes de congés. A cela, s'ajoute la campagne de vaccination qui on l'espère au gouvernement aura très vite ses premiers effets.

D'ici là, le chef de l'Etat observera quotidiennement et avec attention l'ensemble des indicateurs. La présence des variants, une étude consolidée est attendue, mais aussi le nombre quotidien de contaminations qui baisse actuellement dans certaines régions.

Mais en cas de nouvelle flambée, l'exécutif n'en fait pas mystère c'est bien le scénario du confinement qui pourrait finir par s'imposer. Les indicateurs sont d'ailleurs toujours à un niveau élevé: plus de 27.000 malades du Covid sont hospitalisés, pas loin des pics de la première et de la deuxième vagues (32.000 et 33.000). Plus de 3.100 sont en réanimation, moins que les pics des précédentes vagues (4.900 à l'automne, 7.000 au printemps). 

Jérémy Trottin