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Petit-déjeuner gratuit à l'école: l'Etat débloque 6 millions d'euros

Annoncé lors du "plan pauvreté" en septembre 2018 par Emmanuel Macron, le dispositif des repas scolaires à un euro va être mis en place dès la fin du mois d'avril.

Objectif: que les enfants ne soient pas à l'école le ventre vide. Dans le cadre du plan pauvreté, le dispositif des repas scolaires à un euro va être mis en place dès la fin du mois d'avril. Cette mesure concernera à terme "100.000 enfants" dans les "territoires prioritaires".

Des petits-déjeuners gratuits seront également servis dans des écoles volontaires de 8 académies sélectionnées dès le 17 avril et généralisés en septembre. Les écoles doivent être volontaires et appartenir à une zone REP (réseau d'éducation prioritaire), REP+ ou quartiers politique de la ville ou encore certaines zones rurales où "le besoin social est identifié". 

L'initiative se tiendra dans des écoles volontaires de zones d'éducation prioritaires dans un premier temps. L'idée est de faire déjeuner les enfants dont les parents n'ont pas les moyens ou n'ont pas le temps de s'en occuper, car ils partent trop tôt au travail, par exemple. Charge ensuite aux écoles de s'organiser comme elles le veulent, avec l'aide financière de l'Etat. 

"Équilibrés et de qualité"

L'Etat va ainsi financer les petits-déjeuners gratuits à l'école à hauteur de 6 millions d'euros en 2019, ont annoncé mardi le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, et la secrétaire d'État auprès de la ministre de la Santé, Christelle Dubos. Le ministère de l'Education nationale pilotera ce dispositif qui sera budgété à hauteur de "12 millions d'euros en année pleine, dès 2020".

Ces petits-déjeuners devront être "équilibrés et de qualité", "servis dans le respect des règles de sécurité et d'hygiène alimentaire", "ouverts à tous les enfants" et "accompagnés d'une action d'éducation à l'alimentation".

L'autre partie du plan, la "cantine à 1€" par enfant et par repas doit être lancée dès la fin du mois d'avril. Aujourd'hui, un repas coûte 4,50 euros en moyenne. L'Etat financera à hauteur de 2 euros.

Charge ensuite aux mairies de combler le reste de l'addition. A terme, les élèves de 10.000 communes seront concernées.

Enfin, le plan pauvreté - doté de 8,5 milliards d'euros - comprend également le revenu universel d'activité (RUA) qui fusionnera "le plus grand nombre possible de prestations", du RSA aux aides au logement, et dont "l'État sera entièrement responsable", avait annoncé Emmanuel Macron en septembre.

Anne-Sophie Balbir avec Xavier Allain