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Propos de Macron sur les homosexuels: "De nombreuses associations LGBT demandent à être reçues"

Emmanuel Macron a tenu un meeting samedi, à Toulon, devant 1.200 personnes.

Emmanuel Macron a tenu un meeting samedi, à Toulon, devant 1.200 personnes. - AFP

Emmanuel Macron, candidat d'En Marche! à la présidentielle, a fait un mea culpa ce samedi après ses propos controversés sur le mariage gay, en affirmant que "la communauté homosexuelle trouvera toujours en lui un défenseur".

Un revirement qui passe mal. Samedi à Toulon, Emmanuel Macron avait organisé un meeting, durant lequel il est revenu sur ses propos concernant la communauté homosexuelle. 

En effet, jeudi, dans un entretien à l'Obs, il avait affirmé que les opposants au mariage gay avaient été "humiliés" par l'exécutif, provoquant un tollé à gauche et chez les associations de défense des homosexuels.

"Par sa réaction à mon propos, la communauté homosexuelle m'a rappelé que ses plaies sont encore à vif. Qu'elle a été humiliée, violentée, blessée par un processus qui aurait dû être un soulagement mais a tourné à l'affrontement", a déclaré ce samedi Emmanuel Macron.

Les associations de défense de la communauté homosexuelle sceptiques

Virginie Combe, de l'association SOS Homophobie, n'est pas vraiment convaincue par cette défense, et explique sur RMC:

"On a plus l’impression qu’il persiste et signe à essayer de mettre au même niveau des gens qui ont manifesté pour des retraits de droits, et des gens qui ont juste réclamé une égalité plus ouverte et plus tolérante. Qu’un candidat à l’élection présidentielle veuille parler à toute la France, c’est une bonne chose. Mais nous savons qu’il a reçu la Manif pour Tous, alors que de nombreuses associations LGBT ne demandent qu'à pouvoir lui parler de leurs diverses revendications".

L'ancien ministre de l'Economie a toutefois réaffirmé que les opposants au mariage homosexuel "se sont sentis bafoués dans leurs convictions profondes" et "en ont conçu du ressentiment". "Ce n'est jamais bon, ce n'est jamais productif", a-t-il ajouté. 

Alexandra Milhat avec Thomas Chupin et AFP