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11% des salariés envisagent un arrêt pour ne pas retourner au travail en pleine épidémie

Information RMC - 11% des salariés seraient prêt à se faire prescrire un arrêt de travail pour ne pas retourner au bureau en pleine épidémie de Covid-19.

C'est le résultat d'un sondage Malakoff Humanis publié aujourd'hui sur l'impact de la crise sanitaire sur les arrêts de travail dans le secteur privé. Au plus fort de la crise, le Covid-19 était à l’origine d’un quart des arrêts de travail (arrêts maladie concernant des cas de Covid-19 confirmés ou suspectés, et arrêts de travail dérogatoires liés à des contacts avec des personnes confirmées ou suspectées).

L’appréhension du retour en entreprise, qui concernait en juin 60% des salariés pourrait avoir des conséquences sur l’absentéisme : 11% des salariés envisageraient donc de se faire prescrire un arrêt pour ne pas retourner sur leur site de travail.

"On peut très bien comprendre que des gens soient inquiets"

Parmi les raisons les plus fréquemment évoquées pour expliquer cette appréhension : l’application des mesures sanitaires (34%), la reprise d’un rythme de travail ordinaire (27%), le changement d’organisation du travail par rapport à l’avant confinement (23%) et la reprise des transports en commun (16%, et 36% en région parisienne).

"Les annonces du gouvernement, les conseils de défense qui se succèdent, les départements rouge écarlate et super-rouge créent une ambiance d'inquiétude donc on peut comprendre que certaines personnes réagissent ainsi. Il est aussi possible que ce soit lié au fait que le gouvernement a a suspendu fin août la circulaire qui faisait que les gens vulnérables ou vivant avec des gens vulnérables pouvaient se faire arrêter de droit. On peut très bien comprendre que des gens soient inquiets", estime Benoit Serre vice-président de l’association nationale des DRH.
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