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"9 heures d’attente pour une course à 12 euros": la "déprime" des taxis en plein confinement

Invité de RMC ce lundi matin, Rachid Boudjema, président de l’Union nationale des taxis, confirme que sa profession souffre énormément de l'impact du confinement et réclame plus d'aide du gouvernement.

La détresse des chauffeurs de taxi. Rachid Boudjema, président de l’Union nationale des taxis, a fait part de la détresse de sa profession ce lundi sur RMC alors que le confinement impacte logiquement très fortement leur métier.

Les déplacements sont quasi arrêtés dans le pays et certains artisans taxis dénoncent dans les colonnes de nos confrères du Parisien jusqu’à 80% de recettes en moins.

"Neuf heures d’attente pour faire une course parfois à 10-12 euros"

"Le quotidien en ce moment c’est neuf heures d’attente pour faire une course parfois à 10-12 euros", confie Rachid Boudjema. “On a cette obligation de maintenir un service public ne serait-ce que pour transporter. Mais c’est la déprime qui nous gagne, avec des journées où dans le meilleur des cas où on fait trois courses."

A Paris, la centrale G7 évoque, elle, une baisse de plus de 50% de son activité. Cela fait plusieurs semaines que les taxis sont dans le rouge, le couvre-feu de la fin octobre les avait déjà sérieusement affectés puisque 20% des chauffeurs travaillent exclusivement de nuit. 

Des aides sont mises en place par le gouvernement avec le fonds de solidarité mais cela n’est pas toujours suffisant puisqu’un taxi doit payer plus de 2.000 euros de charges par mois avant de se verser un salaire. Rachid Boudjema réclame ainsi une année blanche en matière fiscale.

"Il n’a jamais été question de cesser le travail. Mais on demande au gouvernement l’annulation des charges et une année blanche en terme de fiscalité. Le ministre Alain Griset comprend la situation, il a été taxi et sait ce que c’est."

>>> EN VIDEO - Le parcours atypique d'Alain Griset, artisan-taxi devenu ministre en charge des PME

J.A.