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A Sevran, "un déchaînement de violence inqualifiable"

Des policiers surveillent un immeuble à Sevran, en Seine-Saint-Denis

Des policiers surveillent un immeuble à Sevran, en Seine-Saint-Denis - FRANCOIS GUILLOT / AFP

Dans la nuit du 14 juillet, un policier appelé en renfort à Sevran pour des feux de poubelle a été violemment agressé par des jeunes. L'agent a fait usage de son arme pour se dégager, blessant au bas-ventre l'un de ses assaillants. Un responsable du syndicat Alliance 93 revient sur les faits.

Situation tendue à Sevran, en Seine-Saint-Denis, où un policier a été roué de coups par des jeunes dans la nuit du 14 juillet. Cet agent motocycliste faisait partie d'une compagnie de sécurisation et d'intervention qui avait été appelée en renfort pour des feux de poubelle. Mais la situation a très vite dégénéré comme l'explique Grégory Goupil, secrétaire régional du syndicat Alliance 93. Il dénonce un "déchaînement de violence totalement inqualifiable".

"Mes collègues de la compagnie de sécurisation et d'intervention sont arrivés sur place au nombre de six et se sont retrouvés dans une impasse avec aucun échappatoire. Il y avait des jeunes qui arrivaient de partout. Les deux premiers sont arrivés à s'extraire assez rapidement. Malheureusement, les quatre autres ont été victimes de coups de barres de fer et le dernier de nos collègues s'est retrouvé isolé, seul et pris de nouveau à partie par les individus qui l'ont roué de coups au sol. C'est à ce moment-là qu'il s'est dit qu'il allait réellement y passer".

Le policier, qui est toujours hospitalisé en soins intensifs, a fait usage de son arme à huit reprises pour se dégager. L'un de ses agresseurs, âgé de 18 ans, a été touché à l'abdomen. Il a été pris en charge par les secours dans un état instable mais son pronostic vital n'est pas engagé.

A la suite de ces incidents, deux enquêtes ont été ouvertes: l'une par le parquet de Bobigny pour identifier les auteurs du guet-apens et l'autre par l'IGPN, la police des polices pour vérifier que le fonctionnaire ait bien agi en situation de légitime défense.

P. Pillet et M. Rostagnat