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Contamination sur le Charles-de-Gaulle: la ministre des armées reconnaît des "erreurs" dans la gestion de l’épidémie mais pas de "faute"

Ce lundi, la ministre des Armées, Florence Parly, a dévoilé le résultat des deux enquêtes, l'une épidémiologique, l'autre de commandement, qui avaient été conduites pour savoir ce qu'il s'est passé sur le porte-avions Charles-de-Gaulle. Près de deux tiers des marins ont contracté le Covid-19.

Premier éléments de réponse, sur la contamination du porte-avions Charles-de-Gaulle... Près de deux tiers des marins ont été contaminés par le coronavirus, 1046 sur 1760 exactement.

Devant la commission Défense de l'Assemblée Nationale, la ministre a estimé qu'il y avait eu des "erreurs" dans la gestion de l'épidémie à bord, mais pas de "faute".

Alors que le Charles-de-Gaulle part de la Méditerranée, de Chypre, vers l'Atlantique le 26 février, le virus fait sa première apparition à bord lors des mouvements de personnels depuis l'étranger, explique Florence Parly ministre des armées: "Les mouvements aériens qui ont emmené en mer du personnel en renfort, en relève ou bien qui revenait prendre sa place à bord".

"Un excès de confiance du commandement dans sa maîtrise de la situation"

C'est ensuite lors d'une escale à Brest, du 13 au 16 mars, que le Covid-19 est réintroduit sur le navire, et accélère sa propagation, malgré la mise en place de mesures de protection: "Au terme de la quatorzaine et en l’absence de cas identifiés, le commandement a pris la décision d’assouplir les mesures de distanciation très strictes".

Des réunions et le sport sont autorisés à nouveau, un concert à bord a même lieu le 30 mars: "Il y a eu des erreurs dans l’appréciation des mesures à prendre pour combattre le coronavirus. Un excès de confiance du commandement dans sa maîtrise de la situation".

Aujourd'hui tous les marins contaminés sont guéris, sauf un toujours hospitalisé après être sorti de réanimation.

Gwladys Laffitte (avec C.P.)