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Coronavirus: comment l'épidémie impacte le tourisme chinois en France

Le gouvernement chinois a suspendu tous les voyages organisés vers l'étranger. Résultat en France, cela se fait sentir sur l'économie du tourisme.

Avec plus de deux millions de visiteurs par an, les Chinois sont parmi les touristes qui visitent le plus la France. Et surtout Paris, où séjournent près d'un million d'entre eux. Mais avec l'épidémie de coronavirus de nombreux Chinois ne peuvent plus quitter leur territoire. 

Depuis samedi, le gouvernement chinois a suspendu tous les voyages organisés vers l'étranger, et depuis hier les agences de voyage chinoises n'ont plus le droit de vendre des circuits organisés à des groupes. Conséquence, dans les rues de Paris, l'impact du coronavirus chinois est visible. Sur les Champs-Elysées, quasiment aucun touriste chinois. 

Une situation inhabituelle pour Marc Mi, directeur d'une agence de voyage dédié à cette clientèle. 

"Ils visitent obligatoirement ce lieu quand ils visitent Paris. C’est vrai que là on voit moins de touristes chinois, ça me fait un peu bizarre", explique-t-il.

"Tout est annulé pratiquement"

Le coronavirus a déjà provoqué une perte de 5% de chiffre pour son agence. L'épidémie s'est déclenchée à une période clé pour le tourisme chinois. "Au mois de janvier-février, normalement, se sont de très bons mois. Parce que normalement, à l’occasion du Nouvel An chinois, on accueille beaucoup de touristes. Là, on a trois groupes qui ont annulé. Ça représente une perte de 15.000 euros", affirme-t-il. 

Alors que les touristes chinois ont dépensé 265 millions d'euros en 2018, leur absence inquiète Pierre Shi, président de l'association chinoise des agences de voyage de Paris. 

"Tout est annulé. Tout ce qui concerne la Chine, tout est annulé pratiquement. Les meetings, les expositions... tout. Mais combien de temps ? Un ou deux mois ? Plus ? On ne sait pas. On souffre beaucoup de toute façon", indique-t-il. 

Lorsque l'épidémie sera terminée, il compte demander un allègement de charges pour compenser les pertes de chiffres d'affaire du secteur.

Valentine Rault avec Guillaume Descours