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Coronavirus et vacances: les chiffres du tourisme en France

INFORMATION RMC - Thierry Grégoire, président de la branche saisonniers au sein de l'UMIH, fait le point sur la situation sur RMC.

Vous l'avez peut-être remarqué si vous êtes à Paris: les rues sont vides... Il y a très peu de touristes étrangers. C'est ce que nous confirme l'étude du cabinet MKG consulting que RMC vous dévoile en exclusivité ce matin. 

C'est désormais une France à deux vitesses: le tourisme reprend progressivement en région, à la mer ou à la montagne, alors que la capitale, elle, reste déserte. 

Résultat: du 1er au 13 juillet, le taux d'occupation des hôtels parisiens atteint 30 %, contre 55 % en province selon l'étude. Ainsi, moins de la moitié de l'offre hôtelière est disponible. 

Sur l'ensemble du premier semestre 2020, les hôtels parisiens ont vu leur chiffre d’affaires reculer de près de - 68%. 

Qui gagne, qui perd? 

Selon l'étude du cabinet MKG consulting, malgré le contexte morose, il y a des gagnants: le bord de mer et la montagne, par exemple, quand Paris est l'une des grandes perdantes, faute de voyageurs étrangers. A l'instar de la capitale, les grandes villes sont les plus impactées par ce manque de touristes notamment car il n’y a pas de tourisme d’affaire ou d’évènementiel.

Ainsi, en comparaison, à Paris, en janvier et février dernier, le taux d’occupation des hôtels dépassaient largement les 70%. En juin et juillet, les chiffres sont très faibles: 7,6% et 16% respectivement, alors que 47% du parc est ouvert. Là, où les taux atteignaient les 89% en juin 2019.

Dans le reste de la France, les mois de juin et juillet affichent des taux d'occupation des hôtels à hauteur de 28,6% en juin, et 53,7% pour ce mois de juillet, selon les chiffres de l'étude. 

Si les Français répondent globalement présents - puisque beaucoup vont partir en France-, il n’y aura pas de "rattrapage possible": "On ne pourra que compenser un peu, mais le chiffre d'affaire perdu est perdu" précise Thierry Grégoire, président de la branche saisonniers au sein de l'UMIH sur RMC. 

La rédaction de RMC