RMC

Coronavirus: face à la situation "inquiétante" en Corse, Simeoni veut s'appuyer sur la chloroquine

Dans RMC Mobilisation Générale ce jeudi, le président du conseil exécutif corse Gilles Simeoni alerte sur la situation "inquiétante" de l'île face à la pandémie de coronavirus. Il souhaite que la communauté médicale insulaire puisse recourir plus simplement au traitement basé sur l'hydroxychloroquine pour éviter la saturation des hôpitaux.

"On est dans une course contre la montre pour essayer d'anticiper l'arrivée du pic qui n'est pas encore là, mais que l'on pressent". Gilles Simeoni, président du conseil exécutif de Corse, pointe une situation "inquiétante" sur l'île. Au moins 315 cas positifs au Covid-19 ont été recensés, mais la répartition des cas les plus graves est inégale: trois personnes étaient en réanimation à Bastia, contre vingt-deux à Ajaccio.

"Globalement, la Corse est sévèrement touchée, même si pour l'instant on n'atteint pas les pics rencontrés dans la région Grand-Est ou en Île-de-France", souligne l'élu, invité jeudi soir de RMC Mobilisation Générale.

Mais si le nombre de contaminations graves s'accentue, la Corse risque d'être rapidement débordée. Ses hôpitaux ne disposent au total que de 54 lits en service de réanimation. "L'enjeu majeur, c'est d'éviter la saturation. (...) On fait face à un manque de moyens matériels, notamment sur les masques, les moyens de protection pour les soignants et les appareils respiratoires", déplore l'ancien maire de Bastia. 

Utiliser la chloroquine pour éviter la saturation?

Afin d'éviter un encombrement des hôpitaux, Gilles Simeoni aimerait que les "conditions de prescription et d'utilisation" du traitement à l'hydroxychloroquine soient élargies "dans un cadre totalement sécurisé sur les plans juridique, médical et matériel". Une proposition qu'il fait sur la base de l'avis de la communauté médicale insulaire. "On a intérêt à stopper au plus vite l'aggravation de la maladie, continue-t-il. Parce que plus on a des symptômes lourds et des hospitalisations, plus on risque la saturation".

Gilles Simeoni appelle ainsi à ce que l'ensemble de la Corse "soit considérée comme partie prenante d'un essai clinique et que l'on puisse utiliser la chloroquine dans des conditions encadrées, y compris dans le secteur médical privé".

Julien Absalon