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Covid-19: l'inquiétude des salariés d'une usine Renault après la mort d'un employé de maintenance

La CGT admet ne pas savoir si c'est à l'usine qu'il a contracté la maladie. Mais est certaine que les moyens mis en place par la direction pour protéger ses salariés étaient insuffisants.

Le groupe Renault enregistre son premier décès lié au Coronavirus. Un homme de 56 ans, salarié du service de maintenance de l'usine Renault de Cléon en Seine-Maritime. C'est la CGT du groupe qui l'annonce. Le salarié a perdu la vie le week-end dernier. Émotion et inquiétude depuis parmi les salariés de cette usine

Le salarié en question travaillait encore sur le site le 10 mars dernier. Il y a deux semaines. William Audoux, secrétaire de la CGT du site craint que d'autres salariés aient été contaminés.

“Il y a une vingtaine de salariés qui ont été en contact avec le salarié décédé. On a malheureusement quatre ou cinq cas avec des symptômes qui s’apparentent à ceux du coronavirus”, indique-t-il.

Le responsable syndical dénonce le manque de précautions prises par le groupe automobile pour ses salariés.

“Les mesures prises par la direction et les annonces faîtes c’était uniquement les recommandations qu’on entend tous les jours à savoir se laver les mains, ne plus se saluer. Pour nous, c’était plus qu'insuffisant puisque les salariés travaillent les uns à côtés des autres. L’encadrement dans les ateliers disait qu’il était absolument impossible de fermer le site. Pour eux la production passait avant tout, il fallait absolument poursuivre la production”, explique-t-il. 

Jusqu'au 16 mars, il y a huit jours, où la direction décide de fermer tous ses sites européens. Trop tard selon la CGT. Le groupe affirme de son côté qu'il a suivi toutes les recommandations des autorités.

Martin Cadoret avec Guillaume Descours