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Covid long: 4% des adultes français se disent affectés

Selon une étude publiée par Santé publique France, 4% des Français se disent touchés par un Covid long.

Environ 4% des Français adultes et 30% de ceux ayant été contaminés par le Covid disent souffrir de troubles de Covid long, selon une première estimation publiée vendredi par Santé publique France, qui compte disposer de données plus robustes dans quelques mois.

"Pour estimer la prévalence et le fardeau de ce syndrome", l'agence sanitaire a mené une première étude, via une enquête en ligne, du 22 mars au 8 avril, auprès d'un échantillon représentatif de 27.537 personnes.

Quelque 4% se sont dits affectés par des symptômes post-Covid-19 et, si l'on se focalise sur les personnes ayant eu une "infection probable ou confirmée" il y a au moins trois mois, cette proportion monte à 30%. Mais la catégorie en question n'inclut pas des personnes contaminées sans avoir eu des symptômes importants ou de tests positifs.

Si l'on extrapole ces résultats à l'échelle de la population française au moment de l'étude, le Covid long concernerait ainsi plus de deux millions de personnes de plus de 18 ans.

Toutefois, "ces résultats sont à prendre avec précaution, car basés sur un panel de volontaires", a noté l'épidémiologiste Laure Carcaillon lors d'une conférence de presse virtuelle de Santé Publique France.

Une seconde étude, sur un échantillon aléatoire en population générale, doit fournir des estimations "plus robustes".

20% des personnes interrogées présentent encore des symptômes 18 mois après

Pour l'heure, l'étude préliminaire montre que la prévalence du Covid long semble diminuer à mesure que le temps post-infection s'allonge, bien que 20% des personnes interrogées présentent encore des symptômes 18 mois après la contamination.

Pour caractériser le Covid long, l'agence reprend la définition de l'OMS: des symptômes (fatigue, toux, essoufflement, fièvre intermittente, perte du goût ou de l'odorat, dépression, etc) généralement dans les trois mois après l'infection et persistant au moins deux mois. Des symptômes qui ne peuvent s'expliquer par d'autres diagnostics et ont un impact sur la vie quotidienne.

Le Covid long semble toucher davantage les femmes (32,8%), les actifs (32,3%) et les personnes ayant été hospitalisées (38%), selon l'enquête de Santé publique France.

Une grande majorité (87%) des personnes répondant souffrir de Covid long a consulté un médecin généraliste dans l'année précédant l'enquête, davantage que ceux sans ces symptômes (79%).

"Une bonne information des médecins généralistes sur l'affection post-Covid-19 et les dispositifs complémentaires de prise en charge apparaît nécessaire", souligne l'agence sanitaire.

Le recours à un radiologue, un pneumologue, ou encore un neurologue, un psychologue a aussi été plus fréquent chez ceux disant souffrir de Covid long.

LP avec AFP