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Crise chez Renault: "La situation est très grave. On va être très soucieux de ce qu'il va se passer" annonce Agnès Pannier-Runacher sur RMC

Selon le Canard Enchaîné, Renault va supprimer quatre sites en France pour pallier les pertes économiques dues au coronavirus. Agnès Pannier-Runacher et Édouard Philippe ont assuré leur détermination a éviter la suppression de trop d'emplois.

S’il n’y a pour l’instant rien d’officiel, Renault prévoirait de fermer quatre sites en France selon le Canard Enchaîné. Une situation dramatique pour des centaines d’employés qui pourraient se retrouver sans travail. Le coronavirus n’a épargné personne. La crise économique frappe déjà en touchant de nombreux secteurs et de nombreuses entreprises. Renault n’y faisant pas exception.

Invité de RMC ce mercredi, Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, a tenté de se montrer rassurante même si elle ne peut empêcher d’exposer les faits. "La situation chez Renault est très grave, dit-elle au micro de l’émission Brunet/Neumann. Nous nous mettons en position pour faire en sorte que l’automobile et la sous-traitance ne sorte pas abîmées de cette crise comme cela a été le cas en 2008".

"Ils ont perdu 6 milliards d’euros au premier trimestre"

"Donc l’enjeu est de faire face à une situation où il y a eu seulement 57.000 commandes pour Renault dans le monde entier. C’est rien. Ils ont perdu 6 milliards d’euros au premier trimestre. Si on ferme des usines, on supprime des emplois car on ne peut les payer", rappelle-t-elle.

Donc on va être très soucieux du dialogue social, de la façon dont les choses vont se passer. Pour l’instant, ce ne sont que des rumeurs. Laissons Renault et les syndicats travailler. Renault n’est pas que Français. Pour nous, c’est très important que le contenu français de ce plan soit, s’il est confirmé, le plus sérieux possible et, en tout état de cause, on sera aux côtés des salariés et de l’entreprise. Notre enjeu est que l’entreprise française sorte le mieux possible de cette crise.

Le gouvernement sera "intransigeant" sur la "préservation" des sites de Renault en France

Même si rien n'a encore été confirmé par le constructeur au losange, le Premier ministre a tout de même pris la parole quasiment au même moment au Sénat. Le gouvernement sera "intransigeant" sur la "préservation" des sites de Renault en France, a-t-il assuré.

"Il y a une forme de responsabilité de l'entreprise à avancer, à se transformer mais aussi à tenir compte des réalités du pays qui l'accueille et d'une certaine façon le fait vivre", a mis en garde le Premier ministre, en soulignant que si "Renault est une entreprise mondiale", "sa marque française est évidente".

Maxime Trouleau (avec AFP)