RMC

Déconfinement: les ménages modestes oubliés de la relance?

Malgré des plans de relance pour l'industrie, encore peu d'annonces pour les familles les plus précaires fragilisées par la crise liée au coronavirus.

Si plusieurs secteurs de l'économie vont être soutenus dans divers plans de de sauvetage initiés par le gouvernement, il n'y a toujours pas de nouvelles mesures concernant les plus précaires. 

Un sentiment "d'opportunité manquée" pour certains ministres, qui souhaitaient augmenter l'aide au financement des distributions alimentaires. Plusieurs dizaines de millions d'euros pour faire face à la hausse de la demande depuis le début de la pandémie. Mais cette option n'a pas été retenue pour ce nouveau budget rectificatif.

L'exécutif réfléchit à des aides pour les jeunes précaires

Rien non plus concernant les loyers, alors que plusieurs associations craignent une explosion des impayés et réclament un fonds d'aide. Depuis trois semaines, le patron de LREM, Stanislas Guérini, pousse pour un chèque déconfinement de 400€ pour les familles les plus précaires. Fin de non recevoir de la part d'Emmanuel Macron.

Le chef de l'Etat considère que les ménages ont pu épargner pendant le confinement. Le gouvernement porte malgré tout une attention particulière aux plus jeunes. En plus des 200€ versés aux étudiants ce mois-ci, l'exécutif réfléchit à des aides pour les jeunes précaires. Ces aides financières, sous conditions, pourraient être mises en place cet été ou à la rentrée.

"Les plus démunis n'ont perçu que 150 euros une fois sur toute la crise, c'est loin d'être suffisant"

Christophe Robert, délégué général de la Fondation abbé Pierre demande un fonds d’aide de 200 millions d’euros. "Aujourd'hui beaucoup ne peuvent plus payer leurs loyers et leurs charges. Et ça va s'accentuer. C'est une vraie bombe à retardement. "

Coté politique, Fabien Roussel, secrétaire nationale du parti communiste français, demande un plan massif pour lutter contre la pauvreté.

"Il n'y a eu que 800 millions d'euros débloqués pour aider les plus démunis ils n'ont perçu que 150 euros une fois sur toute la crise, c'est loin d'être suffisant."
Romain Cluzel et Florian Chevallay (avec J.A.)