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Hydroxychloroquine: en quoi consiste l'essai thérapeutique régional lancé au CHU de Montpellier?

Pr. Jacques Reynes, chef du service des maladies infectieuses et tropicales au CHU de Montpellier, explique ce mercredi matin sur RMC comment il coordonne une étude Covidoc sur la chloroquine.

Depuis samedi un essai démonstratif qui compare les effets de l’hydroxychloroquine seule et l’hydroxychloroquine associée à l’azitromycine. C'est le Pr. Jacques Reynes, chef du service des maladies infectieuses et tropicales au CHU de Montpellier, qui coordonne cette étude et explique sur RMC les détails de cet essai.

"On administre ces combinaisons à des patients qui ne sont pas dans un état grave mais qui sont symptomatiques avec une pneumonie documentée sur scanner, explique-t-il. Ces patients prennent soit la combinaison des deux molécules soit une combinaison associant l’hydroxychloroquine avec un placébo."

"On sait que le cumul de toxicité est possible. Il faut voir la réalité"

Le médecin tente de répondre à une question: "Est-ce que le montage de Didier Raoult, cette association avec, va faire mieux que l'hydroxychloroquine seule?". 150 patients en phase précoce de la maladie sont donc suivis de très près dans le cadre de cette étude.

"Il y a la question de l'efficacité mais aussi de l'éventuelle toxicité. On sait que le cumul de toxicité est possible. Il faut voir la réalité. On va prendre des mesures très précises sur l'électrocardiogramme en surveillant les effets secondaires."

Il rappelle également que les patients infectés sont "susceptibles" d'être ré-infectés après et que la vigilance devra rester de mise lors du déconfinement progressifs des prochains mois. Dans cet objectif le CHU a également lancé un essai sur des tests salivaires de diagnostic rapide afin de pouvoir tester un maximum de Français.

J.A.