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"Je suis prête à avoir une fermeture administrative": pour survivre au confinement, certains commerces non-essentiels font le choix de l’illégalité

Pour survivre à ce second confinement, les commerces jugés non-essentiels s’organisent. A Brest, dans le Finistère, une commerçante a fait le choix de braver la loi.

Jour 10 du second confinement. Les magasins considérés comme non-essentiels sont toujours fermés. Malgré les aides de l'Etat, les commerçants tentent de s'adapter pour continuer leur activité économique grâce au "click and collect" par exemple.

Mais certains commerçants s’organisent différemment et optent pour l'illégalité. A Brest, dans le Finistère, une commerçante a décidé d'ouvrir son magasin sur rendez-vous, soit du shopping privé sur réservation dans ce magasin de vêtements.

"Je ne pouvais pas me permettre de faire autrement"

Une pratique illégale puisque seul le retrait de commandes en magasin est autorisé pendant le confinement. Mais la commerçante assume. La boutique est entièrement privatisée pendant une heure pour chaque cliente. Maureen, la gérante de ce magasin l'assure: la sécurité est maximale.

"Rideau métallique fermé, elle doit obligatoirement se laver les mains, évidemment porter un masque tout comme moi. Je me désinfecte les mains également. Dans l’idée, elle essaye les vêtements et les pièces qu’elle ne prend pas sont entièrement désinfectées et isolées pendant 24 heures".

Pendant le premier confinement, elle avait renforcé la livraison à domicile. Mais elle était forcée de s'adapter à nouveau, quitte à braver la loi: "Aujourd’hui, je suis prête à avoir cette fermeture administrative mais je ne suis pas prête à abandonner le combat face au Covid et à fermer ma société, surtout avec la période de fêtes qui arrive. Je ne pouvais pas me permettre de faire autrement".

"C’est vital"

Et ça marche! 6 à 10 clientes se relaient tous les jours dans la boutique. Sophie est l'une d'entre elle: "Je n’ai pas envie de faire mes commandes sur Amazon. Ça ne m’intéresse pas. J’ai vraiment besoin des conseils de Maureen et j’ai vraiment envie de la retrouver après le confinement, c’est vital".

Prochaine étape pour cette boutique de Brest: un nouveau site internet pour faciliter les commandes. Encore un moyen de traverser la crise sanitaire.

Rémi Ink (avec C.P.)