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Le succès des masques grand public vendus par des couturières

Face au manque de masques des associations en fabriquent bénévolement elles-mêmes et rencontrent un grand succès.

Face au manque de masques distribués par les pouvoirs publics, les Français se ruent sur les masques grand public vendus par des couturières ou des amateurs. Il y a des arnaques mais aussi des artisans qui fabriquent des masques homologués en tissu, lavables et réutilisables.

A Belleville, l'atelier AOFLO qui fabrique habituellement des housses pour des cubis de vin utilise désormais ses machines à coudre pour fabriquer bénévolement des masques aux habitants du quartier. Les artisans sont débordés.

Les bénévoles du petit atelier cousent, plient, repassent les tissus pour satisfaire l’impressionnante file de clients qui se forme de l’autre côté de la vitrine. "Je ne repasse jamais chez moi, mais là je suis contente de le faire !"

"Chacun travaille bénévolement pour servir son prochain"

Une trentaine de bénévoles se relaient avec les gérantes de l’atelier, Bérangère et ses 2 associés, pour tenir les cadences.

"On coud beaucoup, depuis la semaine dernière on s'octroie un jour de congé pour pouvoir tenir sur la durée parce qu'on est conscientes que c'est un marathon qui commence à peine. Après, ici, personne n'est payé, chacun travaille bénévolement pour servir son prochain."

Presque 200 personnes attendent maintenant le long de la rue. La distribution, à prix libre, commence. Gisèle et son mari, les premiers servis, sont arrivés avec 2h30 d’avance :

"C'est pour être sûrs d'en avoir. Il n'y en a pas en pharmacie, moi je ne sais pas coudre. On est venus chercher un masque chacun avant le 11 mai, au moins pour faire les courses. et puis on espère que le reste va arriver"

"Les gens on du mal à comprendre que les couturières font leur maximum"

Tout est vendu en 15 minutes. Charlotte, exténuée, invite la moitié des clients à revenir demain.

"Ca part horriblement vite et on ne peut pas faire mieux que ça, les gens on du mal à comprendre que les couturières font leur maximum"

Alors pour répondre à l’incroyable demande, les couturières incitent les volontaires à reprendre leurs modèles, aux normes, pour protéger le maximum de Français

Nicolas Traino et Aurélien Tiercin