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Méningite sur le campus de Dijon: des étudiants refusent de se faire vacciner

C'est ce mercredi que débute la campagne exceptionnelle de vaccination contre la méningite, pour les 30.000 étudiants de l'université de Bourgogne, à Dijon. Trois cas d'infection dont deux mortels ont été découverts sur le campus. La vaccination n'est pas obligatoire, et certains étudiants la refusent, comme l'a constaté sur place RMC.

C'est le jour J pour la campagne de vaccination massive à l'université de Bourgogne. Les 30.000 étudiants et personnels du campus de Dijon sont invités à se faire vacciner à partir de 9h ce mercredi contre la méningite. Une campagne rare et exceptionnelle qui va se dérouler en plusieurs phases, avec l'installation au cœur de l'université d'un centre de vaccination. La campagne de vaccination doit durer jusqu'à la fin du premier trimestre. Trois cas d'infection dont deux mortels ont été découverts sur le campus. Deux étudiantes sont décédées en octobre et au mois de décembre.

"On ne sait pas ce qu'il y a dans le vaccin"

D'autres élèves pourraient être porteurs de la maladie sans le savoir et la transmettre. La campagne de vaccination est gratuite et doit permettre d'arrêter la propagation de la maladie, mais elle est sur la base du volontariat et donc elle ne fonctionnera que si les étudiants jouent le jeu. Et ce n'est pas gagné, comme a pu le constater RMC sur le campus.

Malgré les deux décès en trois mois, les étudiants sont mitigés sur la nécessité de se faire vacciner. "Je pense que je vais me faire vacciner, moi, assure Léa, étudiante en économie gestion. Ça tombe mal avec nos partielles, mais ça peut toucher n'importe qui". Valentine, elle, va boycotter la vaccination. "On ne sait pas ce qu'il y a dedans. Tous les vaccins ne sont pas bons. Il y a peut-être des effets secondaires. Donc je ne me vaccinerais pas".

"Il faut parier sur l'intelligence des étudiants"

Malgré ses réticences, et l'importance d'endiguer cette maladie mortelle, la vaccination n'a pas été rendue obligatoire. Jean-François Dodet, de l'Agence Régionale de Santé, en appelle donc au bon sens des étudiants. "Il faut parier sur l'intelligence des étudiants qui vont, avec les explications qu'on leur donne, se mobiliser de façon collective pour assurer leur propre protection. Je crois plus aux mesures incitatives et à la force de persuasion, plutôt que de dire: c'est obligatoire !".

L'Agence Régionale de Santé indique qu'une seule injection est nécessaire et que le risque d'allergie au vaccin est très faible.

P. Gril avec Gwenaël Windrestin