RMC

Nouvelles attestations, masques, 100 km: ce que les Français auront le droit de faire (ou pas) dans les transports et sur la route

RMC
Le gouvernement a présenté ce jeudi les détails du plan de déconfinement et ce que ça implique au niveau des déplacements et du transport.

Le port du masque sera obligatoire dans les transports en commun pour les passagers à partir de 11 ans et les contrevenants seront passibles d'une amende de 135 euros, a indiqué jeudi la ministre Elisabeth Borne lors de la présentation du plan de déconfinement du gouvernement.

Des masques "grand public" seront mis à disposition dans les transports en commun "dans les premiers jours du déconfinement pour les distribuer en appoint aux personnes qui n'auraient pu s'en procurer", a ajouté Mme Borne.

-Une nouvelle attestation pour les déplacements impérieux de plus 100 km

A partir du 11 mai, "il sera possible de sortir librement dans la rue sans attestation", dans une limite de 100 km autour de sa résidence, mais au-delà de cette limite, "une nouvelle attestation" sera nécessaire.

Il sera possible de sortir librement dans la rue sans attestation", une limite de 100 km "à vol d'oiseau" autour du lieu de résidence est toutefois imposée. 

"Cette limite ne s'applique que si on quitte son département de résidence. Parcourir plus de 100 km au sein de son département de résidence reste possible", a nuancé Christophe Castaner.

>>> A LIRE AUSSI - Ce qu'il savoir sur les nouvelles attestations

-Métro aux heures de pointe réservé aux travailleurs

En Ile-de-France, classée "rouge" car le nombre de cas y "baisse lentement", l'accès aux transports en commun sera par ailleurs "réservé aux heures de pointe au personnes détenant une attestation de leur employeur ou ayant un motif impérieux pour se déplacer" (santé, convocation de justice, accompagnement des enfants), a ajouté la ministre de la Transition écologique, qui a la tutelle des Transports.

"L'objectif est d'augmenter l'offre le plus vite possible et de maîtriser très fortement la demande pour faciliter le respect de la distanciation physique" afin d'assurer la "protection des usagers et des personnels des transports".

-Transports de proximité en hausse

L'offre de "transports de proximité" (métro, bus, TER et RER) "augmentera nettement avec un minimum de 50% des capacités habituelles et un objectif d'offre normale d'ici début juin", a-t-elle détaillé, rappelant qu'en Ile-de-France la RATP prévoyait que l'offre passe de 30% actuellement à 75% "dès lundi".

Mais le respect des règles de distanciation physique impose de limiter très fortement la fréquentation. En Ile-de-France par exemple, "l'objectif est que la fréquentation, qui est aujourd'hui de 6%, reste limitée à 15%", a-t-elle expliqué. D'où cette limitation aux horaires de pointes aux déplacements professionnels et motifs impérieux.

-Covoiturage encouragé

Le covoiturage, et "les mobilités alternatives" et notamment la pratique du vélo sont par ailleurs "encouragés" pour "limiter au maximum le trafic automobile et les risques de bouchons".

-TGV limités "volontairement"

Les déplacements longue distance continueront pour leur part d'être limités et l'offre "volontairement réduite". Une attestation sera nécessaire pour les déplacements de plus de 100 kilomètres.

Le trafic des TGV et Intercités, de 7% actuellement, "passera à 20 à 30% le 11 mai pour atteindre 40% de l'offre habituelle fin mai", a détaillé Elisabeth Borne. L'occupation des trains sera plafonnée à 50% du total des places et les réservations obligatoires.

AFP