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Olivier Véran sur RMC: "Le confinement durera aussi longtemps que nécessaire"

Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé était l’invité de Jean-Jacques Bourdin ce mardi. Il est revenu sur l’épidémie de coronavirus durant 40 minutes.

Le ministre de la Santé Olivier Véran a affirmé mardi que le confinement "durera aussi longtemps que nécessaire" car "nous ne sommes pas encore au pic épidémique", et jugé qu'il ne fallait "pas parler trop tôt du déconfinement".

"Je comprends l'impatience des Français, mais mon message c'est de dire que le confinement continue plus que jamais" et qu'il "durera aussi longtemps qu'il est nécessaire qu'il dure", a déclaré Olivier Véran sur RMC face à Jean-Jacques Bourdin.

L'aggravation de l'épidémie de coronavirus "est en train de se freiner sous l'effet du confinement et de nos efforts" mais "nous ne sommes pas encore au pic épidémique" car "il y a toujours plus de malades, chaque jour", a souligné le ministre de la Santé.

La France a connu lundi sa journée la plus meurtrière, avec 833 morts dont 605 en milieu hospitalier en 24 heures, mais le nombre de patients en réanimation dans un état grave a enregistré son solde net le plus bas depuis le début des mesures de confinement le 17 mars, avec 94 patients de plus.

Un déconfinement trop tôt?

Selon le ministre, "il ne faut pas parler trop tôt du déconfinement, sinon on a l'impression que c'est fini". Interrogé sur une possible prolongation au-delà du 15 avril, Olivier Véran a indiqué qu'il y aurait "peut-être une intervention du président de la République, ou du Premier ministre, ou des deux, cette semaine" pour trancher. "C'est à chacun de nous d'être capable de comprendre qu'en restant chez nous, on sauve des vies", a poursuivi le ministre, insistant sur les "sacrifices énormes" demandés à la population.

Concernant les tests sérologiques, l'une des clés pour sortir du confinement, le ministre de la Santé a indiqué qu'ils seraient "pris en charge, évidement", par la sécurité sociale. 

Interrogé sur l'hydroxychloroquine, un dérivé de la chloroquine testé dans le cadre d'essais cliniques, il a répondu: "j'ai des éléments qui me reviennent des hôpitaux qui ne montrent pas, à ce stade, un effet statistiquement significatif de l'une ou l'autre des molécules" testées sur les patients.

La rédaction de RMC