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"On arrive au bout de nos possibilités": au bord de la saturation, l'hôpital de Metz-Thionville tire la sonnette d'alarme

La région Grand Est est l’une des plus touchées par l’épidémie de coronavirus, avec déjà 919 décès (ARS) et près de 4.000 (3.950) personnes actuellement hospitalisées.

Au moins 40 soignants de l’hôpital Mercy, de Metz-Thionville sont touchés par le coronavirus. Certains sont même actuellement en réanimation obligeant Marie-Odile Saillard, directrice générale du centre hospitalier, à tirer la sonnette d’alarme.

“La situation est critique depuis déjà 10 jours. Et nous là, on arrive au bout de nos possibilités. Il nous faut absolument arriver à transférer des patients. C’est vital”, indique-t-elle.

Selon ses calculs, il faudrait transférer 12 patients par jour pour désengorger le centre hospitalier. Mais pour le moment, seul un TGV a permis d’envoyer 11 malades dans le Sud. Marie-Odile Saillard compte donc aussi sur l’Allemagne. "Nous avons depuis le début de la semaine dernière des transferts réguliers vers l’Allemagne. Un patient, deux patients, régulièrement depuis lundi dernier", explique-t-elle.

Vers l'impossibilité d'ouvrir de nouveaux lits ?

Mais les patients affluent toujours. L’hôpital n’aura bientôt plus la capacité d’ouvrir des lits selon Sébastien Gette, chef du service réanimation.

“On est au bout de la stratégie d’augmentation de lits sur le territoire. On ne pourra pas ouvrir beaucoup plus de lits dans les jours à venir. Il faut les locaux et le matériel et les ressources humaines”, affirme-t-il.

Très inquiète, la direction de l’hôpital redoute l’engorgement dans les jours à venir.

Rémi dos Santos avec Guillaume Descours