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Pass sanitaire: le gouvernement promet des "règles de souplesse" pour les 12-18 ans

Faut-il interdire l’accès à l’école des enfants dont les parents refusent les tests contre la Covid ?

Faut-il interdire l’accès à l’école des enfants dont les parents refusent les tests contre la Covid ? - AFP

Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, a précisé certains points, au lendemain de l'allocution d'Emmanuel Macron.

Des ados laissés pour compte? Les adolescents, encore rares à être vaccinés contre le Covid-19, méritent de la "souplesse" face à l'extension du pass sanitaire, qui deviendra obligatoire cet été dans de nombreux commerces et transports, a annoncé ce mardi midi, Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement au lendemain de l'allocution d'Emmanuel Macron sur les nouvelles mesures contre le Covid-19. 

"Il est hors de question d'imposer un été infernal" pour les moins de 18 ans, dont un "faible nombre" a un passeport vaccinal complet contre le Covid-19, a-t-il déclaré, en affirmant que le gouvernement était "pragmatique" et soucieux de "faire prévaloir le bon sens".

Il a indiqué que le ministre de la Santé Olivier Véran allait "échanger pour communiquer des règles de souplesse", peut-être "avant la fin de la journée". En cette période de vacances, "de très nombreuses familles sont dans l'attente" de les connaître, a-t-il ajouté.

Il a évoqué plusieurs pistes: des tests valables au delà de 48 heures, prise en compte d'une première dose, utilisation du statut vaccinal des parents... 

Ce pass sanitaire, qui témoigne qu'une personne n'est a priori pas atteinte du Covid-19, va notamment devenir obligatoire fin juillet pour entrer dans les lieux de culture de plus de 50 personnes, comme nombre de cinémas. Surtout, la mesure sera étendue début août à de très nombreux cas: restaurants, centres commerciaux, longs trajets en train ou en car...

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Le pass sera demandé dès l'âge de 12 ans. Or, les 12-18 ans sont encore peu nombreux à être vaccinés, car ils n'y ont droit que depuis fin juin et doivent recevoir des vaccins en deux doses, seul celui de Pfizer/BioNTech ayant été autorisé pour eux jusqu'ici. Cela porte à près d'un mois et demi le délai minimal entre première dose et vaccination effective.

A partir de l'automne, les tests PCR ne seront néanmoins plus systématiquement gratuits, comme c'est actuellement le cas.

La rédaction de RMC avec AFP