RMC

PMA: les citoyens "inquiets" ont "le devoir" de manifester le 6 octobre selon le président de la Conférence des évêques

A quelques jours de l'examen du texte par les députés, l'épiscopat catholique tente de peser sur le projet de loi bioéthique en soulignant "la gravité des enjeux" et en soutenant les citoyens "inquiets" à venir manifester le 6 octobre.

C'est un moyen utile de se faire entendre, les citoyens, catholiques ou non, ont même le devoir de manifester. Voilà ce que pense le président de la Conférence des Evêques de France, Eric de Moulins-Beaufort.

Inquiet et attristé de ce projet de loi bioéthique qui pourrait, dit-il, nous entraîner vers un marché de la procréation, vers une filiation livrée au bricolage. Eric de Moulins-Beaufort dénonce l'aveuglement des responsables politiques, des parlementaires "fascinés par les promesses de la technique médicale et juridique".

Contre un "marché" de la procréation

ll a aussi pointé du doigt le risque d'une dérive vers un "eugénisme libéral", d'un "marché" de la procréation, d'inégalités entre enfants ayant la possibilité de connaître leur géniteur et ceux qui ne le pourront pas, ou encore l'"élargissement du cadre (des) expérimentations sur les embryons"... L'archevêque de Paris Mgr Michel Aupetit, médecin, a pour sa part dénoncé l'évolution du rôle dévolu à la médecine.

De quoi donner du grain à moudre aux détracteurs de ce texte examiné à l'Assemblée Nationale à partir de mardi prochain. L'épiscopat compte bien prendre sa place dans le débat.

Outre l'extension de la procréation médicalement assistée (PMA), le projet, adopté en commission dans la nuit de vendredi à samedi, prévoit une réforme de la filiation et de l'accès aux origines.

Anne-Sophie Balbir (avec P.B.)