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"Prendre un arrêté de ce type-là c’est aussi rassurer": de plus en plus de maires instaurent des couvre-feux dans leurs villes

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Le confinement se durcit dans de plus en plus de communes françaises.

D'Arras à Perpignan en passant par Colombes ou Cholet, des dizaines de maires ont fait le choix de prendre des arrêtés imposant à leurs habitants un couvre-feu nocturne.

Mulhouse, Montpellier, ou Nîmes ont également pris ces dispositions. Seule dans son appartement du centre-ville de Perpignan, Valérie, couvre-feu oblige, ne peut plus sortir à partir de 20h, alors elle s'occupe comment elle peut. “À partir de 20h on ne fait que de la télé. Je ne sais pas si dans un mois j’en aurait pas marre, mais pour l’instant voilà”, indique-t-elle. 

Des couvre-feux où seule la circulation des soignants et des salariés rentrant de leur travail est autorisé. Des dispositifs justifiés par Jean-Yves Chapelet, maire de la commune de Bagnols sur Cèze, dans le Gard, où un couvre-feu a été instauré pour la première fois cette nuit.

“Ca a l’air de se passer très bien. J’ai 22 verbalisations. Ce sont des épisodes qui sont quand même anxiogène et donc le maire que je suis doit rassurer. Et prendre un arrêté de ce type-là, c’est aussi rassurer”, affirme-t-il. 

Un arrêté que les forces de l'ordre tentent de faire respecter. Samuel, policier municipal à Colombes, a patrouillé dimanche soir et le bilan de cette deuxième soirée de couvre-feu est positif.

“On a constaté que deux personnes qu’on avait contrôlé n’était pas en règle donc on a relevé leur identité et on a procédé à la verbalisation”, indique-t-il. 

Et dans cette commune, tous les contrevenants, écopent d'une double amende, 135 euros pour non-respect du confinement plus 38 euros pour ne pas avoir respecté le couvre-feu.

Alfred Aurenche avec Guillaume Descours