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Vers une nouvelle mise en examen de l'anesthésiste de Besançon?

Après 48 heures de garde à vue, le docteur Frédéric Péchier sera fixé sur son sort jeudi: l'anesthésiste de Besançon, poursuivi depuis 2017 pour sept empoisonnements présumés, pourrait être mis en examen de nouveau pour de nombreux autres cas si les soupçons se confirmaient.

La garde à vue du docteur Frédéric Péchier doit se terminer ce jeudi matin. L'anesthésiste de Besançon pourra ressortir libre ou sera déféré devant un juge pour être mis en examen et placé en détention. Le médecin de 47 ans a déjà été mis en examen en 2017 pour sept empoisonnements mais laissé libre sous contrôle judiciaire, avec l'interdiction d'exercer.

L'objectif est de faire la lumière sur son éventuelle implication dans une cinquantaine d'autres incidents médicaux suspects, survenus dans des cliniques où il a exercé. Privilégiant la thèse du "pompier pyromane", les enquêteurs le soupçonnent d'avoir sciemment modifié les poches d'injection de confrères afin de provoquer des incidents opératoires pour exercer ensuite ses talents de réanimateur.

Une "multiplicité des cas inexpliqués très atypique"

C'est aussi la thèse de l'avocat des parents de Teddy. Ce petit garçon de 4 ans, entré pour une opération bénigne des amygdales, a fait deux arrêts cardiaques. C'est le docteur Péchier qui est appelé à chaque fois: "Il apparaît intervenir toujours au bon moment. Et cette multiplicité des cas inexpliqués est très atypique", estime l'avocat Jean-Michel Vernier.

Parmi les sept cas d'empoisonnements pour lesquels l'anesthésiste est mis en examen depuis 2017, deux personnes sont décédées. Tous ces patients, âgés de 37 à 53 ans étaient en clinique pour subir des interventions chirurgicales sans difficultés particulières. Ils avaient pourtant tous fait des arrêts cardiaques et seuls cinq ont pu être réanimés.

Paulina Benavente